Actualisé 07.03.2006 à 11:28

SIG Machines d'emballages retrouve les chiffres noirs

SIG a renoué avec les chiffres noirs l'an dernier.

Le fabricant schaffhousois de machines d'emballage, au centre d'une lutte pour son contrôle, a réalisé un bénéfice net de 47 millions d'euros (73,3 millions de francs), contre une perte de 166 millions en 2004.

Le chiffre d'affaires des activités poursuivies s'est monté à 1,21 milliard d'euros, en hausse de 2 %, a indiqué mardi le groupe sis à Neuhausen am Rheinfall en prélude à sa conférence de presse de bilan. En revanche, en tenant compte des sociétés cédées, les ventes ont fléchi de 14 % à 1,41 milliard.

SIG a également renoué avec les bénéfices au niveau de son résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT), qui s'est s'est élevé à 67 millions d'euros, contre une perte de 14 millions en 2004. Toutefois, cette performance a souffert du recul des revenus de la division SIG Combibloc, active dans les installations d'emballage en carton.

Si cette dernière a affiché une évolution dynamique dans les marchés en croissance, elle a subi le contrecoup du tassement de ses affaires et d'une forte pression sur les prix en Allemagne. Elle a par ailleurs dû faire face à une hausse massive des prix des matières premières.

Lutte d'influence

SIG est au centre depuis plusieurs semaines d'une lutte pour son contrôle, qui intéresse la société de participations Sterling détenue par le financier tessinois Tito Tettamanti. Dernier épisode en date du feuilleton, Sterling a donné vendredi passé le nom des candidats qu'elle veut placer au conseil d'administration de SIG.

La société de M. Tettamanti a ainsi avancé les noms de Thomas Kunz, membre de la direction de Danone, Alex Seidel, président d'Unilever Suisse, et Nico Issenmann, administrateur chez Barilla. Parmi les candidatures de SIG, Sterling a apporté son soutien au patron de Saurer Heinrich Fischer et celui de Gurit-Heberlein Rudolf Wehrli.

Depuis novembre, Tito Tettamanti fait pression sur SIG. Il exige que la société autorise un examen approfondi de ses comptes (»due dilligence») aux éventuels candidats à un rachat. Le financier tessinois demande aussi que les administrateurs de la société schaffhousoise soient remplacés, au moins en partie.

SIG a rejeté fin 2005 une demande de Sterling de convoquer une assemblée générale extraordinaire, destinée à créer les conditions d'un changement de propriétaire du groupe. Tout se jouera donc lors de l'assemblée générale ordinaire du 30 mars. (ats)

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