Super League: Signori Antonio a gagné la confiance de tout le LS
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Super LeagueSignori Antonio a gagné la confiance de tout le LS

Le gardien de 19 ans, pur produit de la formation lausannoise, a été confirmé gardien titulaire par le club.

par
Timothée Guillemin
La maturité affichée par le jeune talent lui a permis d'obtenir sa chance en Super League.

La maturité affichée par le jeune talent lui a permis d'obtenir sa chance en Super League.

Signori Antonio («Mon prénom est Signori, je vous le confirme», sourit-il) est un jeune homme bien éduqué, sûr de sa force, mais tout en humi­lité. En plus de ses évidentes qualités techniques, qui lui valent de régulières convocations en équipe de Suisse M20, le nouveau titulaire du LS a un état d'esprit qui a de quoi faire rêver tout entraîneur.

Sa première réaction, après sa prestation très convaincante face à Sion, lors du dernier match de 2013? Une pensée immédiate pour Kevin Fickentscher, dont la grave blessure lui a permis d'entrer en jeu. Aucune arrogance, aucune enflammade, même quand le staff du LS a décidé de le titulariser dans la cage ce printemps.

A 19 ans, il pourrait pourtant voir un peu trop loin, un peu trop haut. Mais ce n'est pas le genre de celui qui terminera cet été sa maturité, en économie et en droit. «Il a eu une blessure, en 2012, qui lui a permis de mûrir. Aujourd'hui, nous n'avons pas hésité à lui confier la place. Il était notre No 2, il devient notre No 1, tout simplement. Nous avons entière confiance en lui pour obtenir le maintien», explique Alain Joseph, président du LS, qui n'exclut pas de recruter un autre gardien, mais en soutien.

«Je sais que les dirigeants auraient pu aller chercher un autre titulaire. Je l'aurais accepté. Mais je crois en moi et j'ai envie de me montrer digne de la confiance qu'ils m'accordent», souligne le Vaudois, d'origine angolaise. Junior à l'ES Malley jusqu'à l'âge de 13 ans, il a ensuite intégré Team Vaud. Il y a suivi toute la filière de formation, jusqu'au LS. «Lui confier cette place est cohérent avec nos principes», conclut Alain Joseph.

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