Relève: Silvan Dillier fait tout pour maintenir le bon rythme
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RelèveSilvan Dillier fait tout pour maintenir le bon rythme

L'Argovien (23 ans) divise son temps entre la route et la piste. Son credo: ne jamais s'arrêter trop longtemps.

par
Oliver Dufour
Sur piste, comme ici, ou sur route, l'important pour le jeune talent est de mouliner.

Sur piste, comme ici, ou sur route, l'important pour le jeune talent est de mouliner.

Silvan Dillier veut rouler. C'est pourquoi il comble les trous dans son planning en pédalant le plus régulièrement possible. «Je n'aime pas trop faire comme les coureurs, qui bouclent leur saison, puis stoppent tout durant un mois. Je préfère avoir des jours de congé mieux répartis sur l'année. On peut concilier piste et route, si on s'organise.»

La formation BMC, qui l'avait recruté comme stagiaire cet été, a été convaincue par ses bons résultats. Dont une victoire d'étape au Tour de l'Alberta, le mois dernier, devant Peter Sagan. Un contrat pro d'une saison au sein de la formation américaine a suivi. «J'ai vite été intégré dans l'équipe, raconte le champion de Suisse espoirs sur route (2009) et du contre-la-montre (2010, 2011 et 2012). Mon rôle varie en fonction de la course et de l'équipe. Quand de grands leaders sont présents, je les épaule, mais je suis parfois libre de tenter ma chance.»

Dillier apprécie les parcours vallonnés, à la belge. Et ça tombe bien: mardi, il sera au départ de Binche-Chimay-Binche, puis de Paris-Tours le 13 octobre. Ensuite, retour sur la piste pour la Coupe du monde à Manchester (1-3 novembre), aux Six Jours de Gand (19-24 novembre) et à Zurich (27-30 novembre). Histoire de ne jamais perdre le rythme.

Un pari d’avenir

Pour Luca Guercilena, coach national, sélectionner Dillier aux récents Mondiaux sur route aurait été prématuré. Mais le jeune espoir n’est pas oublié. «C’est un vrai talent, mais il n’entrait pas dans nos plans stratégiques à Florence. Il est jeune et un parcours si long (272km) aurait été dur. Silvan est le signal qui nous montre que la Suisse va avoir de bons coureurs à l’avenir. L’an prochain, il courra sur le World Tour. Je pense qu’une année d’expérience en plus lui donnera davantage de confiance.»

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