Revue de presse: Sommaruga s’exprime au sujet de la deuxième vague
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Revue de presseSommaruga s’exprime au sujet de la deuxième vague

Le coronavirus occupe à nouveau une place importante dans la presse dominicale avec notamment une interview de la présidente du pays Simonetta Sommaruga.

Simonetta Sommaruga, ici lors d’une conférence de presse à Berne le 18 octobre dernier, a accordé une longue interview au Sonntagsblick.

Simonetta Sommaruga, ici lors d’une conférence de presse à Berne le 18 octobre dernier, a accordé une longue interview au Sonntagsblick.

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La deuxième vague de coronavirus fait évidemment les gros titres de la presse suisse ce dimanche. En plus d’une interview de la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga, on s’intéresse, entre autres, au sort des PME et aux maisons de retraite qui atteignent de plus en plus les limites de leurs capacités

La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga s’est exprimée au sujet de la deuxième vague de coronavirus dans le Sonntagsblick. Elle explique vouloir analyser avec soin les raisons du nombre élevé de décès dus au Covid-19. À la question de savoir si le Conseil fédéral a agi trop tardivement, Simonetta Sommaruga a répondu qu’il s’agissait toujours d’une action concertée entre la Confédération et les cantons. Sa tâche consiste à améliorer ces interactions, relève-t-elle dans l’interview. Et d’ajouter que les décisions politiques sont toujours le reflet de la population. Peut-être qu’une certaine lassitude face à la pandémie a contribué au fait que la réaction politique a pris plus de temps qu’au printemps, avance-t-elle. La ministre indique que, dès le début du mois d’octobre, elle a constaté que la Confédération devait à nouveau être plus présente, mais les signaux des cantons n’étaient pas clairs.

Pire qu’au printemps pour les PME

La NZZ am Sonntag explique que beaucoup de PME sont dans une situation financière pire que lors du confinement au printemps. Un entrepreneur sur trois, ce qui correspond à 200’000 PME, craint pour sa survie, rapporte le journal zurichois en se basant sur une étude du centre Enterprise for Society. Les entreprises s’attendent à une chute massive des ventes de 19% en moyenne pour l’ensemble de l’année 2020. L’étude se base sur une enquête menée auprès de 800 indépendants et propriétaires d’entreprises de tous les secteurs et de toutes les régions du pays.

Pas de grippe cet hiver?

Plusieurs pays de l’hémisphère sud, dont l’Australie, ont vécu un hiver quasi sans grippe. En sera-t-il de même en Suisse? Les experts interrogés par le Matin Dimanche se montrent prudemment optimistes. Selon le dernier rapport hebdomadaire des infections grippales de l’Office fédéral de la santé publique, «le virus Influenza n’a pu être détecté dans aucune région de Suisse au cours des deux dernières semaines». «Le nombre de détections actuel est beaucoup plus faible que les années précédentes», confirme Ana Gonçalves, biologiste au Centre national de référence de l’influenza à Genève. Elle précise toutefois que «l’épidémie peut arriver plus tard, c’est très difficile de prévoir et d’extrapoler sur cette base». Les mesures barrière mises en place contre le Covid-19 sont l’une des pistes avancées par les chercheurs pour expliquer la faible incidence de la grippe. Ces dernières ont déjà contribué à diminuer le nombre de rhumes, toux et gastroentérites chez les enfants, surtout au printemps, ajoute le journal. La doctoresse Maya von Planta, membre du comité de Pédiatrie Suisse, indique par exemple que lors du premier confinement, pendant six semaines, «elle n’a vu aucun virus chez les enfants qui venaient se faire vacciner».

Pénurie de personnel soignant

Les maisons de retraite suisses atteignent de plus en plus les limites de leurs capacités. Selon la SonntagsZeitung, des personnes malades continuent désormais à travailler afin de pouvoir assurer la poursuite des soins. Plusieurs infirmières du canton de Berne actives dans des maisons de retraite ont été testées positives au Covid-19, mais ont été encouragées à continuer à travailler. La Direction de la santé du canton de Berne a approuvé ces mesures extraordinaires. Yvonne Ribi, de l’Association professionnelle des infirmières, condamne cette manière de faire. Laisser travailler des personnes infectées ne va pas seulement à l’encontre du devoir de l’employeur mais aussi de celui des maisons de retraite. L’OFSP prévoit un isolement strict pour les personnes malades.

(ATS/NXP)

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