Sion n'a pas peur des hooligans
Actualisé

Sion n'a pas peur des hooligans

Le FC Sion accueille Xamax jeudi pour un match de barrage.

«C'est clair qu'on sera là, mais on ne s'attend pas à quelque chose d'exceptionnel», assure le porte-parole de la police valaisanne, Jean-Marie Bornex. Et de relever qu'en cas de victoire les forces de l'ordre sont habituées, «après toutes ces Coupes de Suisse», à canaliser la liesse à Sion. La police ne craint pas beaucoup la casse de la part de l'équipe qui perdra. «On espère un fair-play et un respect exemplaires», glisse le porte-parole. Les éventuels fauteurs de troubles s'exposent à la «tolérance zéro».

Reste que la Suisse romande n'échappe pas à l'évolution constatée chez les voisins alémaniques. La Chaux-de-Fonds, qui accueille Xamax pendant la construction du nouveau stade de la Maladière, à Neuchâtel, est aux premières loges pour en parler.

«On a besoin de 60 à 70 policiers lors des matches à risque, contre 5-6 agents il y a quatre ans», explique Rémy Gognat, porte-parole de la cité horlogère. «En termes de coûts, cela revient à 40 000, voire à 50 000 fr. par match», estime-t-il. Le Chaux-de-Fonnier renvoie la balle à la Swiss Football League: «Ce n'est pas uniquement aux collectivités publiques d'assumer la casse. Certes, on tire aussi profit d'avoir une bonne équipe, mais cela nous coûte rudement cher.»

Emmanuelle Robert

Ton opinion