Football: Sion sauve les meubles face à GC
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FootballSion sauve les meubles face à GC

Les hommes de Bernard Challandes ont péniblement battu les Zurichois (2-0), hier à domicile. Le secteur offensif est toujours convalescent.

par
Julien Caloz

Nul ne sait si, dans une semaine à Neuchâtel, Giovanni Sio aura le bonheur d'être sur la trajectoire d'un envoi de Goran Obradovic ou si, en toute fin de match, les rouge et noir seront suffisamment désorganisés pour encaisser un deuxième but. Le scénario, répété hier par les Sédunois face à Grasshopper, a certes revu les ambitions valaisannes à la hausse (Sion est 4e à huit points du leader), mais il n'a pas généré d'euphorie. Le collectif de Bernard Challandes est toujours emprunté lorsqu'il découvre le but adverse.

«Même en dominant, même en étant régulièrement dans la surface adverse, il nous est difficile de concrétiser», a répété l'entraîneur du FC Sion, lequel a eu une pensée émue pour les joueurs de Neuchâtel Xamax en conférence de presse. «Ils marquent deux fois avec une demi-occasion face à Saint-Gall. C'est une qualité que nous ne possédons pas. Nous devons faire tout juste pour trouver le chemin des filets.»

Bernard Challandes, qui a préféré Loïc Chatton à Dragan Mrdja, hier, a toutes les raisons de croire que le dernier match de l'année sera ardu. Dimanche à la Maladière (16 h), il enverra ses gars sur la route qui mène à Luca Ferro, invincible samedi. «Un gardien capable de miracles», selon le coach sédunois.

Sion à dix pendant cinq minutes

Au retour des vestiaires, dimanche face à GC, le club valaisan s’est présenté avec seulement dix joueurs. Aucun carton rouge n’avait pourtant été adressé à un joueur du FC Sion. «José Adailton était blessé à la hanche et ne savait pas s’il pouvait reprendre le jeu, a expliqué Bernard Challandes. J’avais déjà prévu mes deux changements, et j’ai dû me raviser. Je ne pouvais pas prendre le risque de faire entrer deux nouveaux joueurs et, après cinq minutes, qu'un défenseur central doive sortir. Il y a eu un moment de flottement.» Adailton n’a finalement plus rejoué et, lorsque son forfait a été validé, le jeu avait repris depuis près de cinq minutes en deuxième période. «Finalement, cela ne nous a pas porté préjudice. On a même été plutôt bon, puisque l’on s’est montré dangereux par deux fois», a badiné Challandes.

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