Europe: Six jihadistes présumés ont été arrêtés
Actualisé

EuropeSix jihadistes présumés ont été arrêtés

Des arrestations ont eu lieu en Espagne, Allemagne et Royaume-Uni, mercredi, dans le cadre d'une opération antiterroriste.

Le 21 juin, la police espagnole avait déjà interpellé des jihadistes présumés.

Le 21 juin, la police espagnole avait déjà interpellé des jihadistes présumés.

Keystone

Six membres présumés de l'organisation Etat islamique (EI) ont été arrêtés mercredi en Espagne, au Royaume-Uni et en Allemagne, a annoncé Madrid. Ces arrestations ont eu lieu dans le cadre d'une enquête espagnole sur des individus cherchant à recruter pour le compte de l'EI.

L'opération était toujours en cours mercredi matin. Elle a permis d'arrêter les membres d'un groupe installé à Palma de Majorque (archipel des Baléares, Espagne), selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.

Le chef du groupe, âgé de 44 ans, était un «imam salafiste». Visé par un mandat d'arrêt européen, il a été arrêté à Birmingham (ouest de l'Angleterre), un des principaux repaires des islamistes britanniques, a annoncé la police locale dans un communiqué.

Le «prédicateur salafiste, dont le discours public était très connu des services policiers et de renseignement européens, se consacrait, en privé, au recrutement de combattants et à la collecte de fonds pour la Syrie», selon le ministère de l'Intérieur espagnol.

Outre l'arrestation de Birmingham, quatre interpellations ont eu lieu à Palma et une en Allemagne. Des perquisitions étaient également en cours en Allemagne et au Royaume-Uni.

Réunions clandestines

Le groupe organisait «des réunions hebdomadaires clandestines... de jeunes proches idéologiquement (...) pour réussir à les faire voyager vers des zones de conflit», précise le ministère.

«L'engagement du groupe et son adhésion totale aux consignes de Daech (acronyme en arabe de l'organisation Etat islamique, ndlr), la justification des actions terroristes menées par des acteurs solitaires en Europe et sa prédisposition à pratiquer le jihad violent ont motivé cette opération», ajoute-t-il.

L'enquête avait démarré en 2015 après la découverte sur internet de vidéos sur le parcours d'un jeune musulman vivant en Espagne et décrivant son endoctrinement, jusqu'à son départ vers la Syrie.

Des services de renseignement, de police et antiterroristes espagnols, britanniques et allemands, ainsi que des agences européennes, ont pris part à l'opération. Cette dernière était coordonnée par le parquet de l'Audience nationale, juridiction madrilène chargée notamment des affaires de terrorisme. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion