Chili: Six pompiers tués et deux disparus
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ChiliSix pompiers tués et deux disparus

Six pompiers ont été tués et deux autres étaient portés disparus jeudi, dans un feu de forêt dans la région chilienne de Biobio, qui figure parmi la vingtaine d'incendies en cours.

«Dix pompiers luttaient contre le feu sur un versant et malheureusement cinq sont morts, trois sont portés disparus et deux ont été évacués en hélicoptère», blessés, a déclaré sur la chaîne de télévision privée Canal 13 Miguel Mellado, le gouverneur (préfet) de la région de Cautin, à 700 km de Santiago.

«Le feu les a soudain encerclés à cause du vent, ils se sont resserrés les uns contre les autres et ont vu le feu leur passer dessus», a précisé le responsable. «Le plus probable est que les deux survivants étaient ceux qui étaient en-dessous», a-t-il ajouté. «Nous ressentons une peine immense», a déclaré le préfet.

Les pompiers étaient des contractuels travaillant pour l'entreprise d'exploitation forestière Mininco, sur la commune de Carahue, dans une région attenante au Biobio, l'une des plus frappées par les incendies.

Eté particulièrement chaud

Le sud du Chili, soumis à un début d'été austral particulièrement sec et chaud, est aux prises depuis plus d'une semaine avec une vague d'incendies de forêt, qui a ce jour ont ravagé près de 50'000 hectares de végétation.

Un seul décès avait été recensé ces derniers jours, celui d'un homme de 75 ans qui avait refusé de quitter sa maison, tandis que plus de 500 personnes étaient évacuées.

La mort des pompiers survient au moment où, à l'échelle du pays, les équipes de lutte contre le feu ont nettement repris le dessus, avec la majorité des foyers contrôlés ou contenus depuis mercredi.

Mercredi soir, selon le dernier bulletin du Bureau national des urgences (Onemi), 16 foyers étaient encore actifs au Chili et 22 étaient contenus ou maîtrisés.

Origine criminelle

«Nous avons des informations fiables qui nous laissent présumer qu'il y a eu une intention criminelle derrière ces incendies», a affirmé le président chilien Sebastian Pinera dans une déclaration au Palais présidentiel.

(afp)

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