Ukraine: Six soldats tués et neuf blessés en 24 heures
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UkraineSix soldats tués et neuf blessés en 24 heures

Les combats se poursuivaient en Ukraine, mardi, faisant de nouvelles victimes parmi les militaires.

Six soldats ukrainiens ont été tués et neuf autres blessés dans l'est séparatiste prorusse de l'Ukraine en 24 heures, selon un nouveau bilan annoncé mardi par Kiev.

Ce bilan a été publié par le porte-parole militaire Andriï Lyssenko, qui n'a pas expliqué les raisons du changement par rapport aux chiffres donnés dans la matinée par l'état-major de l'opération ukrainienne dans l'Est (cinq soldats tués et huit blessés).

Selon le porte-parole de l'état-major, Vladislav Seleznev, les rebelles prorusses ont tiré à 33 reprises sur des positions des forces loyalistes. Les soldats ont été tués dans des tirs ou après avoir sauté sur des mines artisanales, a-t-il précisé.

Selon M. Seleznev, les insurgés «posent de façon active des mines en exposant au danger les civils», une tactique relativement nouvelle des rebelles dans ce conflit qui a débuté à la mi-avril et a fait plus de 4100 morts selon l'ONU.

Les militaires ukrainiens ont notamment essuyé des tirs près de la ville de Chtchastia dans la région de Lougansk qui abrite une centrale thermique et à l'aéroport de Donetsk que les forces ukrainiennes et les rebelles prorusses se disputent depuis des mois.

L'aéroport international de Donetsk, théâtre de combats depuis mai et maintenant dévasté, avait été reconstruit à neuf pour l'Euro de football en 2012.

Relation entre Russie et UE

La Russie a espéré mardi que ses relations avec l'Union europénne n'avaient pas atteint un point de «non-retour» du fait de la crise ukrainienne. Moscou réagissait à l'annonce par l'UE de nouvelles sanctions contre les séparatistes ukrainiens soutenus par la Russie.

«Nous espérons que le 'point de non-retour' n'a pas été atteint», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une réunion de diplomates russes et bélarusses à Minsk, la capitale du Bélarus, avant des discussions prévues mardi à Moscou avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.

«Nous sommes intéressés par le développement des liens» avec l'Europe, a affirmé M. Lavrov. Le chef de la diplomatie russe a réitéré l'appel de Moscou à la création d'un «espace économique et humanitaire commun» de «Lisbonne à Vladivostok», une idée évoquée par le président russe Vladimir Poutine mais qui a été accueillie froidement par les Européens.

M. Lavrov a également à nouveau pressé les autorités ukrainiennes de respecter la trêve conclue en septembre avec les séparatistes pro-russes du sud-est de l'Ukraine, quotidiennement violée par les deux parties, et de s'engager dans des négociations avec les rebelles pour mettre fin au conflit qui a fait plus de 4000 morts.

Asphyxie économique

«Au lieu d'établir des contacts (avec les séparatistes) Kiev s'est engagé dans une politique d'asphyxie économique et sociale du sud-est» de l'Ukraine aux mains des rebelles, a-t-il accusé. «J'espère que nos collègues occidentaux, qui ont une influence sur Kiev, réalisent le danger» d'une telle politique, a ajouté M. Lavrov.

Il a également affirmé que Moscou souhaitait apporter des réformes à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui a déployé des observateurs en Ukraine. «Nous nous opposons à ce que cette organisation devienne un instrument» des Occidentaux contre la Russie.

Lundi, l'UE a décidé d'élargir la liste des responsables séparatistes ukrainiens soumis à des sanctions européennes, mais elle n'a pas renforcé les sanctions contre la Russie dans l'espoir affiché de préserver le dialogue avec Moscou sur la crise ukrainienne. (afp)

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