Humour de pendulaires: Six trucs à faire en attendant le tram

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Humour de pendulairesSix trucs à faire en attendant le tram

Les Genevois sont furieux contre leurs transports en commun. Quel que soit votre canton, découvrez des moyens simples et ludiques de mettre à profit vos moments d'abandon.

par
Emmanuel Coissy
Il suffit d'un peu d'imagination et de bonne volonté pour qu'un capharnaüm urbain se transforme en lieu où règne la félicité.

Il suffit d'un peu d'imagination et de bonne volonté pour qu'un capharnaüm urbain se transforme en lieu où règne la félicité.

1) Nettoyer l'abribus. Ces espaces collectifs ne sont pas souvent nickel. Avec un peu de bonne volonté et si chacun y met du sien, on devrait pouvoir les maintenir plus propres, plus longtemps. Certes, tous les usagers n'ont pas le goût du nettoyage. Il suffira d'indiquer à ces égoïstes qu'ils peuvent se contenter de jeter leurs détritus dans une poubelle.

2) S'entraîner à sourire au conducteur en se regardant dans le reflet d'une vitre. Croyez-vous qu'il soit amusant de rester enfermé dans une petite cabine toute la journée avec pour seule perspective une voie ferrée? Et par-dessus le marché, ces employés innocents doivent essuyer les plaintes des voyageurs. Rendez justice à ces héros contemporains qui vous rendent service: un petit signe de la main, un clin d'œil et vous ensoleillerez la journée d'un conducteur.

3) Marcher jusqu'à l'arrêt suivant. Rien de tel pour se réchauffer! Cette simple activité vous permettra de rester en forme. Vous pouvez en profiter pour faire travailler davantage vos cuisses ou vos mollets. Il vous suffira de faire un grand pas en avant, de plier le genou et de tendre la jambe de derrière. Puis d'avancer en réitérant avec l'autre jambe. Cette posture d'escrimeur est idéale pour travailler tout le bas du corps ainsi que la ceinture abdominale.

4) Apprendre par cœur le nom de toutes les stations. La mémoire, ça se travaille. Une fois que tous les arrêts sont sus, vous pouvez faire évoluer ce jeu en apprenant les horaires de la station où vous piétinez. Imaginez l'effet de l'étalage de votre savoir dans un dîner en ville, vos amis seront admiratifs.

5) Improviser une flashmob. Ce nom désigne une manifestation d'hurluberlus qui improvisent une danse dans un lieu public. N'écoutez que votre cœur, dédaignez votre peur! Sautez sur un promontoire (prévoyez de glisser un exemplaire de «20 minutes» sous vos pieds, s'il s'agit d'un banc) et haranguez la foule tout en vous trémoussant. Même si votre danse de Saint-Guy ne suscite aucun émule dans l'assistance, vous aurez tout de même contribué à faire rire des badauds qui, avant votre intervention, étaient de méchante humeur.

6) Faire la conversation avec un autre usager. Une phrase sur le temps qu'il fait, une vacherie bien sentie sur le réseau urbain qui périclite, le partage d'un fait divers sordide lu dans les colonnes de «20 minutes». Tout est bon à prendre pour que les citoyens s'adressent la parole. C'est une forme élémentaire de correction que de se rendre compte que vous n'êtes pas seul(e) au monde et qu'on peut s'enrichir à la fréquentation d'autrui. Bien sûr, il ne faut pas que cela vous empêche de jouer des coudes quand la porte du tram s'ouvrira ou de griller une place assise au nez et à la barbe de celui ou celle qui était votre interlocuteur(trice) du temps où vous grelottiez sur le froid trottoir.

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