Sixième anniversaire en captivité pour Ingrid Betancourt, 46 ans
Actualisé

Sixième anniversaire en captivité pour Ingrid Betancourt, 46 ans

Ingrid Betancourt a 46 ans.

La plus médiatisée des otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) a passé ce mardi, jour de Noël, son sixième anniversaire en captivité, alors que ses proches s'inquiètent pour sa santé.

Ce jour de Noël, un Noël de plus d'angoisse pour les familles de tous les otages, il y avait tout de même un peu d'espoir: on attend la libération, promise par les FARC, de trois des captifs de la guérilla, Clara Rojas, directrice de campagne d'Ingrid Betancourt enlevée avec elle, son fils Emmanuel, conçu et né en captivité, et l'ancienne parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez.

Après des jours d'incertitude et de spéculations sur le moment de cette libération, la presse colombienne a annoncé mardi une conférence de presse du président vénézuélien Hugo Chavez pour mercredi. Chavez, médiateur dans la crise avant de se faire récuser par son homologue colombien Alvaro Uribe, devrait apporter des précisions sur cette libération.

Pour les proches d'Ingrid Betancourt, bouleversés par les «preuves de vie» reçues en novembre, ces images la montrant amaigrie, abattue et visiblement en mauvaise santé, et des lettres pleines de tristesse, ce 25 décembre était poignant.

Son mari, Juan Carlos Lecompte, s'est souvenu du dernier anniversaire/jour de Noël passé avec sa femme, en 2001. «C'état une soirée intime, avec juste quelques membres de la famille, comme Ingrid les aimait. Les enfants plaisantaient, lui disant qu'en entrant dans la quarantaine, elle arrivait au quatrième étage de la vie».

«Ce 25 décembre sera très triste pour moi (...) je ne sais pas si je la récupérerai jamais, et j'espère seulement que l'année prochaine nous l'aurons près de nous».

Juan Carlos Lecompte, comme il l'a déjà souvent fait par le passé, a passé quasiment toute la semaine écoulée à bord d'un petit avion, lançant 22.000 photos des enfants d'Ingrid au-dessus des zones de jungle où pourrait se trouver sa femme, avec pour seul espoir qu'une de ces photos l'atteigne pour son anniversaire.

«Il y a urgence. Sa santé est précaire», a-t-il ajouté. «Nous ne pouvons pas attendre des mois ou des années, c'est une question de jour et de semaines. Nous avons peur qu'elle meure en captivité». (ap)

Ton opinion