Aberration écologique: Skier en salle par temps caniculaire, à Amnéville c’est possible

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Aberration écologique Skier en salle par temps caniculaire, à Amnéville c’est possible

La piste de ski indoor d'Amnéville, en Moselle, au nord-est de la France, a fait l'objet de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux après un reportage paru sur une chaîne de télé française. 

«32°C dehors, mais sur cette piste de ski en intérieur, la température ne dépasse par les -5°C», commente une journaliste de la chaîne d'information BFM TV, pour introduire un reportage sur le SnowWorld d'Amnéville et les skieurs du mois de juillet. Il n'en faut pas plus pour déclencher un flot de critiques sur les réseaux sociaux.

«Contre la canicule? Ce genre d'énormité contribue au dérèglement climatique et aux canicules justement. Rasez-moi ça illico!» lance une internaute sur Twitter. «Je suis d’accord avec vous sur le problème. Pas sur la solution. Oui il faut arrêter ce genre d’installation. Non il ne faut pas la détruire mais requalifier l’usage. Un bâtiment pareil c’est de l’énergie immobilisée. Donc détruire ces structures c’est de la pure perte», lui répond un autre internaute.

Facture d’électricité salée

Une autre réaction plus remarquée, celle du journaliste et militant écologiste Hugo Clément, celle-ci, teintée d'ironie. Un post accompagné de la légende suivante: «Mais surtout, pensez à débrancher votre wifi» en référence à l'appel du gouvernement français à faire des« petits gestes» pour économiser de l'énergie comme débrancher son wifi et baisser la climatisation. «En Moselle personne ne réagit sur cette absurdité écologique. Tu peux nous aider Hugo», rétorque un habitant mosellan.

Lancée en 2005, et connue sous le nom de «Snowhall», la plus longue piste de ski indoor d'Europe a été reprise fin 2021 par le groupe néerlandais SnowWorld, qui l'a rebaptisée ainsi. Selon France Bleu Lorraine, la facture d'électricité mensuelle de l'installation atteint environ 50’000 euros (environ 49’000 CHF).

«On vient s'entraîner dans les dômes, parce que les conditions sur les glaciers sont très moyennes. Il fait chaud, il n'y a pas de neige» explique un entraîneur de ski dans le reportage. «C'est une chance de pouvoir skier en plein mois de juillet», témoigne un autre client. «Une activité qui n'est pas sans conséquence sur l'environnement. Ce type d'équipement consomme beaucoup d'énergie pour maintenir une température négative», conclut la journaliste.

(L'essentiel)

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