Genève: Société d'échafaudages épinglée
Actualisé

GenèveSociété d'échafaudages épinglée

En ce 1er mai, des syndicats ont critiqué une entreprise d'échafaudages, à Genève. La société violerait la convention collective de travail.

Les syndicats Unia, SIT et Syna ont dénoncé mercredi la loi de la jungle qui règne dans le secteur des échafaudages à Genève. Une entreprise se trouve plus particulièrement dans leur collimateur. Elle est accusée de violer la convention collective de travail (CCT).

Les représentants syndicaux se sont rassemblés mercredi matin devant un chantier où travaille cette société. «Le jour et le lieu sont symboliques», a déclaré le secrétaire d'Unia Alessandro Pelizzari. L'action s'est en effet tenue le 1er mai, devant le bâtiment de la Fédération des entreprises romandes (FER).

Selon Thierry Horner, du syndicat SIT, l'entreprise d'échafaudages Echami abuse de la CCT en place dans le secteur et fait sa fortune sur le dos de ses employés. Elle n'engage que des travailleurs précaires et leur impose des cadences «hallucinantes», pouvant aller jusqu'à 60 heures par semaine.

Travail sur appel

Les syndicats soupçonnent par ailleurs Echami de pratiquer le travail sur appel. Ils déplorent que cette entreprise, qui ne respecte pas les règles en vigueur, ait obtenu des mandats sur des marchés publics, comme le CEVA, la ligne ferroviaire reliant Cornavin à Annemasse (F).

Pour étayer leurs accusations, les syndicats ont transmis à la presse un courrier de la Commission professionnelle paritaire pour le montage d'échafaudages. Cette lettre signale que «de graves manquements» ont été constatés chez Echami lors d'un contrôle du livre des salaires en novembre 2012. (ats)

Ton opinion