Armée britannique: Soldats encouragés à acheter les Talibans
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Armée britanniqueSoldats encouragés à acheter les Talibans

Les soldats britanniques pourraient acheter les Afghans tentés d'être recrutés par les Talibans, selon un manuel d'instructions militaires publié mardi par le Times.

Les commandants de l'armée britannique devraient aussi entamer des discussions avec les insurgés Talibans ayant du «sang sur les mains» afin d'accélérer la fin du conflit qui s'embourbe en Afghanistan, indique ce manuel.

Ces instructions, contenues dans un manuel de directives pour contrer l'insurrection, seront enseignées aux nouveaux officiers arrivant sur le terrain, précise le Times.

Selon ce manuel, les commandants de l'armée pourraient fournir assez d'argent aux Afghans pour les dissuader de rejoindre les Talibans, qui payent leurs nouvelles recrues locales 10 dollars par jour.

«Les meilleures armes pour contrer les insurgés c'est de ne pas tirer. En d'autres mots, utiliser des sacs d'or à court terme pour changer la dynamique de la sécurité. Mais il ne faut pas simplement agiter l'or devant eux, il faut le faire avec prudence», a affirmé le général de division Paul Newton au quotidien londonien à l'occasion du lancement de ce manuel, lundi à Londres.

Ce document est publié au moment où le Premier ministre Gordon Brown a défendu la présence militaire britannique en Afghanistan et proposé d'organiser, en janvier à Londres, une conférence internationale destinée à établir la stratégie à venir dans ce pays à la suite de la mise en place du nouveau gouvernement à Kaboul.

Ce manuel, le premier en huit ans à donner des directives écrites à l'armée britannique en Afghanistan, souligne l'importance de parler à l'ennemi.

Le manuel ajoute que l'argent peut être une réponse s'il est distribué avec prudence. «Bien dépensé, dans un plan à long terme, l'argent est un moyen d'éloigner la communauté d'un soutien aux insurgés et permet aux militaires d'économiser un recours à la force», dit-il.

Il note également que les commandants britanniques n'ont pas eu un accès rapide aux mêmes niveaux de liquidités que leur partenaires américains dans les opérations militaires récentes.

(afp)

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