Actualisé 24.09.2020 à 13:24

SuisseLa BNS un peu plus optimiste pour l’économie

Thomas Jordan, le patron de la BNS, a averti qu’il faudra un certain temps avant que le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse atteigne son niveau d’avant la crise sanitaire.

Pour Thomas Jordan, «la situation se présente aujourd’hui d’une manière moins négative qu’il y a encore trois mois».

Pour Thomas Jordan, «la situation se présente aujourd’hui d’une manière moins négative qu’il y a encore trois mois».

KEYSTONE

La Banque nationale suisse (BNS) a maintenu jeudi sa politique monétaire inchangée, mais s’est déclarée un peu plus optimiste concernant la reprise économique au niveau mondial et dans la Confédération, même si le niveau d’incertitudes demeure élevé.

En matière de politique monétaire, l’institut d’émission helvétique a misé sur la continuité en conservant son taux directeur et le taux d’intérêt négatif appliqué aux avoirs à vue à -0,75%.

«Comme le franc s’inscrit toujours à un niveau élevé, (la BNS) reste disposée à intervenir de manière accrue sur le marché des changes, en tenant compte de la situation pour l’ensemble des monnaies», a précisé l’institut d’émission helvétique dans un communiqué.

La BNS continue également à approvisionner «généreusement» en liquidités le système bancaire dans le cadre de la facilité de refinancement BNS-Covid-19 (FRC) et intervient «ponctuellement» sur le marché des pensions de titres.

Alors que sa politique monétaire demeure sans changement, la banque centrale helvétique a par contre quelque peu ajusté à la hausse ses prévisions de croissance et d’inflation.

Le produit intérieur brut (PIB) du pays est désormais attendu à -5% cette année, contre -6% auparavant, tandis que l’inflation devrait s’inscrire à -0,6%, après -0,7% anticipé en juin.

«Solide rebond» attendu

A plus long terme, l’inflation devrait revenir tout juste dans la zone positive (+0,1%) en 2021 et continuer d’augmenter légèrement en 2022 (+0,2%). Lors des anticipations de juin, l’inflation de l’année prochaine était à -0,2% tandis que celle de 2022 était la même.

«La situation se présente aujourd’hui d’une manière moins négative qu’il y a encore trois mois. L’effondrement (conjoncturel) a été moins mauvais que pronostiqué, mais la reprise devrait être un peu moins prononcée», a dit Thomas Jordan, le président de la direction générale de la BNS, lors d’une conférence de presse téléphonique.

Après avoir atteint le creux de la vague au deuxième trimestre en raison de la pandémie de coronavirus, l’économie suisse et mondiale devrait afficher un «solide rebond» au troisième partiel, a estimé le patron de l’institut d’émission.

M. Jordan a cependant averti qu’il faudra un certain temps avant que le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse atteigne son niveau d’avant la crise sanitaire. D’autant plus que plusieurs risques subsistent comme une deuxième vague de contamination au Covid-19 et les incertitudes politiques comme l’élection présidentielle en novembre aux Etats-Unis et les négociations sur le Brexit.

Une inflation très basse

Hormis une politique monétaire accommodante, l’institut d’émission suisse a généreusement approvisionné les marchés en liquidités. La masse monétaire a enflé d’environ 100 milliards de francs depuis l’éclatement de la pandémie en début d’année. En tout, les mesures de la BNS représentent à peu près 15% du PIB helvétique.

Grâce à ces mesures, la banque centrale n’a pas constaté de resserrement des conditions de crédit pour les entreprises, a souligné Thomas Jordan.

«La BNS va mettre en œuvre de manière conséquente tous ses instruments (de politique monétaire) pour faire face à cette situation difficile», a-t-il insisté.

Les économistes s’attendaient dans l’ensemble au statu quo en matière de politique monétaire. «L’élément intéressant de la réunion de septembre a été la révision à la hausse des prévisions de PIB et d’inflation», ont indiqué les spécialistes de la banque ING.

L’établissement néerlandais souligne cependant que les anticipations d’inflation de 0,2% à l’horizon 2022 «sont faibles, très faibles» et que l’objectif d’un renchérissement des prix d’environ 2% «devient de moins en moins crédible».

Pour les spécialistes de la Banque cantonale de St-Gall, la prise en compte par la BNS de la situation pour l’ensemble des monnaies dans le cadre de ses interventions constitue «un élément essentiel». La BNS élargit son champ d’appréciation des devises pour prendre en compte d’autres monnaies comme le dollar et non seulement l’euro, a précisé l’établissement.

La situation ne devrait guère changer dans les prochains mois, la banque centrale suisse ayant peu de nécessité d’ajuster sa politique monétaire, ont conclu les économistes de VP Bank.

(ATS/NXP)

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4 commentaires
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NON à la loi LCR

24.09.2020 à 14:17

NON à la loi LCR ! Non à 4000 places de parking supprimées ! Pensez aux personnes agées ou de mobilité réduite ! Pensez aux commercants ! Pensez à Genève !

Peuple de Genève RÉVEILLEZ-VOUS

24.09.2020 à 14:17

Peuple de Genève : RÉVEILLEZ-VOUS ! Notre ville et canton partent à la dérive totale, ne restez pas les bras croisés ! Le centre ville est assiégé de pistes cyclables fantômes qui créent encore plus de bouchons qu'à l'ordinaire ! Et pour empirer la situation, une loi est proposée qui supprimera 4'000 places de parking (20% des places disponibles) dans nos rues favorites de Genève ! Les commerçants sont à bout, ils n'en peuvent plus, pourtant les petits commerces sont le poumon économique et social de notre ville ! Une seule solution : Votez un grand NON à l'objet 5 de la votation cantonale du 27 septembre 2020 ! Partagez ce message à un maximum, les jeux ne sont pas encore faits, chaque voix compte – nous pouvons encore sauver notre Genève !

Ange 1 et Démon 0

24.09.2020 à 12:56

Il faut toujours faire le contraire vous êtes sur de gagné