Actualisé 23.09.2018 à 00:46

CanadaSommet «historique» de femmes diplomates

Quinze femmes ministres des Affaires étrangères ont promis samedi au Canada de se revoir après un sommet «historique».

Les ministres partageront le fruit de leur réflexion la semaine prochaine lors de réunions ministérielles dans le cadre de la 73e Assemblée générale de l'ONU à New York.

Les ministres partageront le fruit de leur réflexion la semaine prochaine lors de réunions ministérielles dans le cadre de la 73e Assemblée générale de l'ONU à New York.

AFP

La quinzaine de femmes ministres des Affaires étrangères réunies vendredi et samedi à Montréal pour un premier sommet «historique» ont promis de se retrouver régulièrement pour faire prévaloir une «perspective féminine» dans la politique internationale.

«Cette réunion a constitué pour les femmes ministres des Affaires étrangères une occasion historique de mettre en application une perspective féminine sur des questions d'ordre international», a expliqué samedi la co-présidente du sommet, la chef de la diplomatie canadienne Chrystia Freeland, lors d'un point presse à l'issue de la réunion.

«Nous n'avons pas discuté de questions sur les femmes (...) mais nous avons discuté de questions qui sont notre quotidien, de la Syrie à l'Ukraine au Nicaragua à la prévention des conflits ou au développement durable», a de son côté souligné Federica Mogherini, représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, à l'origine de ce sommet qu'elle coprésidait avec Mme Freeland.

Une graine plantée

Les ministres partageront le fruit de leur réflexion la semaine prochaine lors de réunions ministérielles dans le cadre de la 73e Assemblée générale de l'ONU à New York, selon Mme Mogherini.

La quinzaine de femmes chefs de leur diplomatie - soit la moitié des femmes ministres des Affaires étrangères que compte la planète - sont convenues de se revoir régulièrement, de façon informelle, au plus tard dans un an, a expliqué Mme Mogherini.

«Nous avons planté une graine qui, je pense, va devenir une plante produisant de belles fleurs», a prédit la responsable européenne. «Il ne s'agit pas de créer un ghetto rose, bien au contraire», a insisté Mme Freeland. «Il s'agit de souligner l'importance et le rôle et les droits des femmes et des filles dans le monde, il s'agit de parler de la façon dont les femmes en position de pouvoir peuvent s'impliquer particulièrement dans la défense de ces droits».

À l'issue du sommet samedi après-midi, une dizaine de participantes ont symboliquement déposé des fleurs sur de petites stèles érigées dans un parc de Montréal en mémoire à 14 femmes tuées en 1989 lors de la tuerie de l'école Polytechnique dans la métropole québécoise. Le tueur, qui visait les femmes par haine, avait blessé 14 autres personnes.

Outre Mmes Freeland et Mogherini, la conférence a réuni les ministres d'Afrique du Sud, d'Andorre, de la Bulgarie, du Costa Rica, de Croatie, du Ghana, du Guatemala, d'Indonésie, du Kenya, de Namibie, de Norvège, du Panama, de Sainte-Lucie et de Suède. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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