Genève: Son billet validé à la main lui vaut une amende
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GenèveSon billet validé à la main lui vaut une amende

La mésaventure d'une voyageuse CFF révèle une zone grise autour de la validité des billets journaliers.

par
Henri Della Casa
Ces billets ont joué un mauvais tour à Angela.

Ces billets ont joué un mauvais tour à Angela.

«Ce n'est pas une manière de traiter un client. Je me suis sentie humiliée.» Angela garde un goût amer de son voyage en train samedi, direction Zurich. Munie de deux billets journaliers pour elle et son mari, achetés à prix réduit à la Migros, cette expatriée résidant à Genève a été contrainte d'y inscrire la date de validité avec un stylo, étant donné que le couple devait prendre un bus pour se rendre à la gare Cornavin. Et comme le confirment les Transports publics genevois (TPG), leurs machines ne compostent pas les tickets CFF.

Une fois dans le train, quelle ne fut pas sa surprise de se voir infliger deux amendes de 10 fr., au motif qu'elle avait écrit la date à la main. «Je n'ai pourtant que suivi les indications au verso du billet, témoigne Angela. La contrôleuse n'a rien voulu entendre». A en croire l'usagère, l'agent de train ne voulait pas croire que les automates des TPG étaient démunis d'un oblitérateur.

C'est là que le bât blesse. Si l'ex-régie fédérale interdit d'écrire la date d'utilisation d'un billet journalier à la main, pour éviter que les resquilleurs ne valident leur sésame seulement si un contrôleur se présente, cette méthode reste la seule possible en cas d'absence d'oblitérateur à disposition. Et la seule à faire, selon les TPG!

«Il s'agit là d'un point où nous devrons mieux nous coordonner avec certaines entreprises», admet Patricia Claivaz, porte-parole des CFF, qui regrettent l'incident. Injustement verbalisée, Angela va être remboursée.

La bévue des CFF

La contrôleuse a semblé ignorer que les machines des TPG n’oblitèrent pas les billets CFF. Il en est de même du côté des Transports lausannois (TL). Les Transports publics de Nyon disposent, eux, d'automates capables de tamponner les billets CFF. Cette méconnaissance de l'employée surprend d'autant plus qu'il est, pour ces cas, stipulé sur les tickets que les voyageurs peuvent exceptionnellement les valider à la main. Les diverses formes des billets journaliers peuvent certes créer une confusion. Ceux vendus par les communes sont par exemple déjà datés. Mais ça, les agents de train devraient le savoir...

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