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Chute mortelle à Lausanne«Son corps tremblait»

Des témoins racontent la mort du fêtard tombé de la terrasse d'une disco, dimanche matin.

par
Raphaël Pomey
Comme ces deux jeunes, plusieurs groupes de personnes sont venus sur les lieux du drame, lundi. (Photo: pom)

Comme ces deux jeunes, plusieurs groupes de personnes sont venus sur les lieux du drame, lundi. (Photo: pom)

L'émotion était encore forte, lundi, aux abords du Loft. Un jour après la mort d'un clubber de 21 ans, des jeunes gens se recueillaient par petits groupes et déposaient des fleurs à l'endroit où il a perdu l'équilibre, et douze mètres plus bas, sur le lieu de son décès.

Fredo et ses potes, des habitués de la boîte, ont eux aussi décidé de s'y rendre. «Je participais à la soirée, raconte l'un d'eux. Tout se passait bien, jusqu'au drame. Soudain, des cris ont retenti à l'extérieur et on a entendu un gros «crack». Le gars venait de s'écraser.» Selon lui, le malheureux avait passé sa soirée au bar puis, pressé, a grimpé sur un meuble pour quitter la terrasse de la boîte par un raccourci. «C'est là qu'il a glissé. Quand j'ai regardé en bas, une flaque de sang entourait sa tête, il y en avait qui sortait de sa bouche. Son corps tremblait.» Selon ces témoins, le jeune avait bu.

Les souvenirs divergent au sujet des jets de canettes et de bouteilles sur les policiers et les secouristes lors de leur intervention. Pour certains, la présence d'agents à la sortie du club a été perçue comme une «provocation», indépendamment du drame. D'autres jurent que les policiers ont amalgamé deux interventions simultanées: l'une pour une bagarre, l'autre pour la chute.

Lundi, le patron du Loft, Olivier Freymond, a reconnu sur les ondes de la RSR qu'il y avait «un travail à faire sur la configuration des lieux». Selon lui, des aménagements pourraient être apportés dans le cadre d'un projet de rénovation de la Tour Bel-Air sur lequel planche la Ville.

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