Casablanca - Genève: Son enfant ne peut pas embarquer: elle voit rouge

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Casablanca - GenèveSon enfant ne peut pas embarquer: elle voit rouge

Une femme a pété les plombs, vendredi après avoir loupé son vol reliant Casablanca à Genève. Elle affirme avoir subi des violences de la part du personnel de la compagnie aérienne. Celle-ci se défend.

par
vro/ofu

Une vidéo montrant une Marocaine perdre tous ses moyens se répand actuellement comme une traînée de poudre sur le Net. L'enregistrement a notamment été visionné plus de 30'000 fois sur Youtube.

Selon la presse locale, la femme, qui vit en Suisse, avait prévu de se rendre à Genève depuis Casablanca avec ses quatre enfants, vendredi passé. Or, pour des raisons inconnues, le nom d'un de ses bouts de chou ne figurait pas sur la liste des passagers. Conséquence: les employés ne l'ont pas laissé embarquer à bord et ont conseillé à la mère d'aller en discuter avec l'agence de la compagnie aérienne où les billets ont été achetés.

Une pénalité de 373 francs

Sur la vidéo, on la voit s'énerver dans ladite agence, située à Rabat. Elle s'assied notamment sur un bureau, crie et tape avec une chaussure sur le table. Durant sept minutes, la Marocaine explique à l'employé avoir raté son vol parce que la compagnie aérienne pour laquelle il travaille, la Royal Air Maroc, ne s'est pas montrée coopérative et parce qu'elle a refusé de trouver une solution. Elle affirme également avoir subi des violences de la part du personnel de l'entreprise.

Selon la presse locale, la femme s'est rendue le lendemain une deuxième fois à l'agence. Un collaborateur lui aurait alors dit qu'elle devait payer une pénalité de 373 francs pour avoir loupé son vol. Elle aurait alors discuté durant trois heures avec l'employé avant de céder et aller chercher sa carte de crédit pour s'acquitter de la somme demandée. Or à son retour, l'homme avait disparu, écrit le site d'information Yabiladi.

Tout est bien qui finit bien

Contactée par le média, une source proche de Royal Air Maroc livre une autre version des faits: «Cette dame a été très agressive et très violente envers notre personnel. La violence verbale et physique est inacceptable et nous ne pouvons tolérer ce genre de comportement.» La firme aurait ouvert une enquête interne.

Selon les premiers éléments, «il y a bien eu un dysfonctionnement au niveau du traitement commercial des réservations. Un dysfonctionnement également facilité par des erreurs de réservations de la part de la dame», affirme la source, qui précise: «Elle avait 4 enfants en bas âge. Or, la réglementation veut que chaque enfant soit accompagné. Il s'avère que le dernier enfant n'avait pas d'accompagnant.»

En dépit de tous ces événements, la compagnie a décidé de laisser rentrer la famille gratuitement à Genève, dimanche dernier. Elle a aussi supprimé la pénalité de 373 francs.

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