France: Son fils part en Syrie, elle attaque l'Etat en justice
Actualisé

FranceSon fils part en Syrie, elle attaque l'Etat en justice

La justice française a examiné mardi la demande d'une mère qui reproche à l'Etat de ne pas avoir empêché son fils mineur de partir faire le jihad en Syrie.

1 / 872
31.03 Des raids du régime syrien sur un bastion rebelle à l'est de Damas ont fait une trentaine de morts. Les Etats-Unis ont vivement condamné ces «attaques contre des civils».

31.03 Des raids du régime syrien sur un bastion rebelle à l'est de Damas ont fait une trentaine de morts. Les Etats-Unis ont vivement condamné ces «attaques contre des civils».

epa/Mohammed Badra
30.03 Il serait «logique que des forces indépendantes, tout comme les forces de l'opposition et celles loyales au pouvoir y soient représentées», a estimé le président syrien dans une interview à l'agence de presse publique russe Ria Novosti.

30.03 Il serait «logique que des forces indépendantes, tout comme les forces de l'opposition et celles loyales au pouvoir y soient représentées», a estimé le président syrien dans une interview à l'agence de presse publique russe Ria Novosti.

epa/Alexey Druzhinyn/ria Novosti/pool
27.03 Le président russe Vladimir Poutine a félicité par téléphone son homologue syrien Bachar al-Assad pour la reprise de la ville de Palmyre au groupe Etat islamique (EI). (Image d'archives)

27.03 Le président russe Vladimir Poutine a félicité par téléphone son homologue syrien Bachar al-Assad pour la reprise de la ville de Palmyre au groupe Etat islamique (EI). (Image d'archives)

ria Novosti

Le 27 décembre 2013, B. alors âgé de 16 ans, avait décidé sans prévenir de partir combattre en Syrie avec trois autres habitants de Nice (sud).

Récemment converti à l'islam, le jeune homme embarque à bord d'un avion en direction d'Istanbul pour rejoindre la Syrie où il se trouverait toujours, selon sa mère qui l'a eu récemment au téléphone.

Contrôlé à l'aéroport de Nice avec sa pièce d'identité, l'adolescent «a quitté le territoire français pour la Turquie notoirement connue pour être la porte d'entrée vers la Syrie, sans que la police s'en inquiète», déplore Me Samia Maktouf, avocate de la mère.

«La police a commis une faute grave et un manque de discernement s'agissant d'un mineur, non accompagné, qui se rendait avec un aller simple en Turquie sans bagage», estime l'avocate.

«Dévastée»

La mère de B. avait signalé sa disparition à la police au lendemain de son départ. Elle n'était pas présente mardi à l'audience, «dévastée» selon son avocate Samia Maktouf par l'annonce, il y a quelques jours, du décès de l'un des jeunes partis avec lui.

Elle demande au tribunal administratif de Paris de condamner l'Etat à lui verser 110'000 euros, pour elle et ses trois autres enfants, au titre du préjudice subi.

Le rapporteur public (magistrat chargé d'exposer les faits devant le tribunal administratif) a estimé mardi que la police de l'air et des frontières qui avait contrôlé l'adolescent à son départ n'avait pas commis de faute puisqu'«il ne faisait pas l'objet d'une interdiction de quitter le territoire» et «ne faisait pas partie des personnes recherchées».

«Si la Turquie est une porte d'entrée vers la Syrie, c'est aussi une destination touristique», a relevé le magistrat.

Dans une lettre adressée à la famille, le ministère de l'Intérieur avait rappelé qu'une simple carte d'identité suffit pour partir à l'étranger et que l'adolescent ne faisait l'objet d'aucune mesure d'interdiction de sortie de territoire.

Nombreux candidats au jihad

La France, qui compte la plus grande communauté musulmane d'Europe, est aussi le pays qui fournit le plus gros contingent de jihadistes occidentaux, avec environ 500 Français ou résidents français combattant actuellement en Syrie.

Plusieurs mineurs ont été interceptés en 2014 alors qu'ils tentaient de se rendre en Syrie, mais souvent suite à un signalement de leurs proches. (afp)

Ton opinion