Veronica Antonelli: son hymne au Sacré-Coeur n’a pas plu à la police

Publié

ParisSon hymne au Sacré-Coeur n’a pas plu à la police

La chanteuse lyrique Veronica Antonelli a été interpellée par la police alors qu’elle chantait devant le monument. Une pratique interdite, selon la loi française. 

Désenchantement pour la cantatrice des monuments enchantés. Véronica Antonelli se produisait sur le parvis de l’église du Sacré-Coeur lorsqu’elle a été interpellée et amendée par la police parisienne, samedi. «On est sur le domaine public», défend dans un premier temps, médusée, la célèbre soprano, selon des images publiées sur les réseaux sociaux.

L’artiste franco-italienne, à l’origine du concept «Monuments enchantés» - des visite chantées et commentées du patrimoine au moyen de sa voix – est pourtant une habituée des prestations artistiques sur la voie publique. Et celle qui a déjà performé tout autour du globe n’avait jamais connu pareille mésaventure.  «C’est la première fois que ça arrive», indique-t-elle, expliquant que la loi française interdit apparemment de «chanter devant un monument».  

L’intervention des forces de l’ordre a vivement fait réagir les internautes. Sur Twitter, certains, indignés, avancent un excès de zèle de la part de la police. Mais pas de quoi démoraliser la cantatrice, qui se félicite que son hymne de la République de Montmartre ait été suivi par des milliers de personnes sur la Toile. 

En Suisse aussi

Chanter à tue-tête dans la rue peut également coûter cher en Suisse. Une Lausannoise de 37 ans en avait fait l’amère expérience en 2016, lorsque la police l’avait amendée pour troubles à l’ordre public. Contestant sa prune de 150 francs, elle avait fait recours et a finalement dû s’acquitter de 500 francs de frais de justice supplémentaires. 

(mst)

Ton opinion

47 commentaires