Vevey: Son identité volée par une proxénète
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VeveySon identité volée par une proxénète

Le Tribunal de l'Est vaudois a acquitté mercredi une Camerounaise accusée de tenir un bordel clandestin. Son mari, lui, a été condamné.

par
Christian Humbert
Les faits reprochés au couple: la sous-location d'un studio à des prostituées illégales.

Les faits reprochés au couple: la sous-location d'un studio à des prostituées illégales.

Il y a quelque temps, deux salons abritant des prostituées sans papiers étaient fermés au Locle (NE) et sur la Riviera vaudoise. La découverte de ces bordels clandestins avait mené le couple, locataire officiel des lieux, devant la justice. Dans le cas du studio de Vevey, un procès a vu la condamnation du mari à 45 jours-amendes. Quant à l'épouse, Claudine, une Camerounaise bénéficiant de l'AI et de l'aide sociale, elle était alors absente de Suisse. Ce qui leur était reproché? Le fait de louer un studio 660 francs, puis de le sous-louer 400 francs par semaine et par prostituée illégale qui y exerçait.

De retour en Suisse, Claudine a contesté les accusations. Lors d'un second procès, elle a expliqué aux juges que ce studio lui permettait de «se reposer de temps en temps» quand elle ne pouvait rentrer chez elle, dans un canton voisin. Les prostituées africaines qui y exerçaient? Elle prétend n'en avoir rien su, car sa clé, son numéro de portable et son passeport «ont été copiés». Ce dernier élément a été prouvé dans le canton de Neuchâtel, où une homonyme gérait aussi un bordel clandestin.

Sa défense a manifestement payé : le Tribunal correctionnel l'a acquittée, mercredi, au bénéfice du doute. Son mari reste, lui, condamné pour les mêmes faits. Quant aux frais et honoraires de l'avocat (4500 francs) de Claudine, ils sont à la charge de l'Etat.

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