Genève: Son stationnement fautif lui coûte une blinde
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GenèveSon stationnement fautif lui coûte une blinde

Au bénéfice d’un macaron, une femme a laissé plusieurs jours son auto en zone bleue. Sauf qu’un marché investit régulièrement la rue. Résultat: voiture embarquée et frais salés.

par
David Ramseyer
Emma avait parqué sa voiture sur l’une des places bleues de la rue Liotard, en ville de Genève

Emma avait parqué sa voiture sur l’une des places bleues de la rue Liotard, en ville de Genève

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«Ça fait chère l’inattention, quand même», soupire Emma. 1293 francs, pour être exact: le prix à payer pour s’être mal parquée. Le 8 janvier dernier, la jeune femme, qui possède un macaron, se gare en zone bleue à la rue Liotard, près de chez elle. Elle utilise rarement sa voiture et ce n’est que deux semaines plus tard qu’elle s'aperçoit de sa disparition. Pensant se l’être fait voler, elle contacte la police municipale de la Ville de Genève. Cette dernière l’informe qu’elle sait où est l’auto: à la fourrière. La Genevoise de 29 ans apprend aussi qu’entre les frais d’enlèvement et de garde de son véhicule, les émoluments ainsi que l’amende, elle va devoir largement puiser dans son compte en banque pour récupérer son bien.

Relativement nouvelle dans le quartier, Emma n’a pas vu le panneau dans la rue qui indique que le stationnement est totalement interdit les jours de marché, deux fois par semaine. «Je reconnais mes torts, et je suis navrée d’avoir causé des désagréments aux maraîchers et aux policiers avec mon auto! Mais enfin: 1293 francs… Au vu de l’infraction, j’ai l’impression d’avoir été une criminelle.» Au-delà du montant, qu’elle a dûment réglé, la jeune femme déplore que personne ne l’ait avertie lorsque sa voiture a été embarquée, puis gardée dix jours dans un garage privé, avant d’être mise à la fourrière. «Si quelqu’un l’avait fait, j’aurais pu la reprendre plus tôt et cela aurait réduit ma facture de plusieurs centaines de francs.»

Police pas obligée d’avertir

La Ville ne commente pas les cas particuliers. Cependant, dans un échange de courriers avec notre interlocutrice, la police municipale explique ne pas avoir l’obligation légale de prévenir le détenteur d’un véhicule enlevé. «Mais notre personnel tente toujours de le contacter en consultant le site local.ch. (…) Or, aucun numéro valable n’a pu être trouvé vous concernant». Et pour cause, Emma n’a pas de fixe, seulement un numéro portable qui ne figure pas dans le bottin électronique. «L’auto est immatriculée à mon nom, on aurait pu me retrouver comme cela», relève-t-elle. Les forces de l’ordre précisent aussi que le garagiste mandaté pour enlever la voiture mal parquée n’est pas non plus tenu d’en avertir son propriétaire. Ce dernier n’est prévenu par courrier que lorsque son bien est à la fourrière.

«J’ai été reprendre mon véhicule et j’ai immédiatement réglé le montant dû, car une fois passé le délai de paiement de 30 jours, je m'exposais à des poursuites, relève la Genevoise. Et là, on m’a dit que je pourrais payer jusqu'à 2700 francs.»

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