Genève: Son Uber lui coûte aussi cher que Genève-Lisbonne
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GenèveSon Uber lui coûte aussi cher que Genève-Lisbonne

Un Genevois s'est senti pris au piège par la compagnie qui lui a annoncé par sms la majoration de sa course à la dernière minute.

par
Maria Pineiro
Le système de tarification dynamique d'Uber a réservé une surprise de dernière minute à Fred.

Le système de tarification dynamique d'Uber a réservé une surprise de dernière minute à Fred.

Keystone/AP/Eric Risberg

Prévoyant, Fred* avait commandé une voiture Uber à l'avance pour se rendre un samedi matin très tôt à l'aéroport depuis Plainpalais. Par sms, la compagnie annonce un tarif entre 19 et 36 fr. A 4h10, alors qu'il attend avec sa valise sur le trottoir, il reçoit un nouveau sms. Uber lui annonce qu'au vu de la forte demande et en vertu de son système de «tarification dynamique», la fourchette de prix est multipliée par 2,5. «Je pouvais annuler sans frais, mais à ce moment-là, je me suis véritablement senti pris en otage, se plaint Fred. Comment aurais-je pu me retourner sur le moment?»

Mais il n'est pas au bout de ses surprises: il reçoit d'abord une facture de 19 fr., puis un rectificatif pour cause d'erreur sur la distance. La douloureuse grimpe alors à 90 fr. «Le trajet m'a coûté aussi cher que mon vol pour Lisbonne payé 92 fr., s'étrangle Fred.»

Remboursé

Scandalisé, il demande alors des comptes. La compagnie ne change pas sa position arguant une erreur de géolocalisation et jugeant son calcul de tarif le plus à même de procurer le meilleur service de prise en charge (lire encadré).

Peu après notre contact avec la compagnie, Uber a annoncé à Fred le remboursement intégral de sa course à titre de «geste commercial». «C'est une bonne nouvelle, mais je ne comprends pas comment Uber peut justifier sa tarification à la demande sur une course commandée», conclut-il

*Prénom d'emprunt

Prix adaptés à la demande

Prix adaptés à la demande

Sur son site internet, Uber explique que «les majorations tarifaires correspondent à l'augmentation temporaire des prix pour encourager les chauffeurs à prendre la route et à se rendre dans les zones de la ville où les demandes (...) sont les plus élevées». S'il y a beaucoup de commandes dans une zone, le prix sera revu à la hausse. La société américaine précise que le client peut refuser la prise en charge. «Pour une commande planifiée, il nous est impossible d'établir en avance quelle sera la demande des utilisateurs et la disponibilité des chauffeurs au moment de la course», indique Uber.

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