Actualisé 02.07.2015 à 20:32

WimbledonSorti au 2e tour par un «rasta», Nadal relativise

L'Espagnol a été éliminé au 2e tour du Grand Chelem londonien après sa défaite face à l'Allemand Dustin Brown ( 7-5 3-6 6-4 6-4).

Depuis quatre ans, le Majorquin n'a jamais atteint les quarts de finale à Wimbledon.

Depuis quatre ans, le Majorquin n'a jamais atteint les quarts de finale à Wimbledon.

Ce n'est pas à Wimbledon que Rafael Nadal (no 10) entamera son retour vers les sommets. Dépossédé de son titre dès les quart se finale à Roland-Garros. l'Espagnol a été sorti dès le 2e tour sur le gazon londonien, victime d'un Dustin Brown (ATP 102) bluffant.

Le gaucher majorquin s'est incliné 7-5 3-6 6-4 6-4 face à l'Allemand de 30 ans, qui n'avait jusqu'ici gagné que quatre matches en Grand Chelem. Double vainqueur du tournoi londonien (2008, 2010), Rafa échoue donc avant le stade des quarts de finale pour la quatrième année consécutive. Son statut de membre du top 10 du classement ATP est en danger.

«Dreddy» euphorique

Battu en 8e de finale l'an dernier à Church Road, Rafael Nadal n'a jamais pu prendre le jeu à son compte face à un Dustin Brown ultra-agressif. Le rasta allemand d'origine jamaïcaine a pris tous les risques, montant pas moins de 85 fois au filet (49 points remportés) et armant au final 58 coups gagnants (dont 20 dans le premier set!). Il n'a pas trop tremblé au moment de conclure, lâchant même un ace sur le dernier point.

Malmené dans les premier et troisième sets par un Dustin Brown euphorique, Rafael Nadal n'avait pas les moyens de renverser la vapeur. L'ex no 1 mondial, qui avait pourtant conquis le titre à Stuttgart pour démarrer sa saison sur gazon, n'a une nouvelle fois pas pu compter sur son coup droit pour imposer son jeu. C'est d'ailleurs sur une faute de coup droit qu'il concédait le break décisif de la quatrième manche, dès le premier jeu.

Raonic flashé à 233km/h

Déjà vainqueur de Rafael Nadal sur herbe l'an dernier à Halle pour leur premier duel, Dustin Brown peut se targuer d'être le seul joueur en activité à compter plus d'une victoire face à l'Espagnol sans avoir jamais connu la défaite. Celui que l'on surnomme «Dreddy» est en outre le premier joueur issu des qualifications à battre le Majorquin en Grand Chelem. S'il digère cet exploit - ce que les «bourreaux» de Rafael Nadal parviennent rarement à faire -, il aura certainement un coup à jouer au 3e tour face au Serbe Viktor Troicki (no 22).

Le magnifique lob de Federer

Murray déroule

Andy Murray (no 3) n'a quant à lui pas perdu son temps jeudi.. L'Ecossais n'a mis que 1h27' pour décrocher sa qualification pour les 16es de finale, s'imposant 6-1 6-1 6-4 face au Néerlandais Robin Haase (ATP 73). Programmé sur le court no 1, le vainqueur de l'édition 2013 n'a lâché que 17 points sur son service, ne concédant pas le moindre break (une balle de break à effacer au final).

«Je suis très satisfait de mon niveau de jeu. Je suis parvenu à dicter le rythme comme je le souhaitais», lâchait Andy Murray, qui a toujours atteint au moins le 3e tour dans ses dix participations à Wimbledon. L'Ecossais ne devrait pas non plus trembler en 16e de finale face à Andreas Seppi (no 25). Il se méfiera cependant de l'Italien, tombeur de Roger Federer au 3e tour du dernier Open d'Autralie et finaliste sur le gazon de Halle il y a quelques jours.

Ward accompagne Murray

Une fois n'est pas coutume, le champion olympique 2012 n'est pas le seul Britannique à briller. James Ward (ATP 110) s'est en effet qualifié pour la première fois de sa carrière pour le 3e tour d'un tournoi du Grand Chelem, s'imposant en quatre sets jeudi face au Tchèque Jiri Vesely (ATP 46).

James Ward a donc pleinement profité du forfait de dernière minute de David Ferrer (ATP 7), qu'il aurait dû affronter au 1er tour. Et le Londonien de 28 ans peut même rêver d'une place en 8e de finale, lui qui ne partira pas battu d'avance samedi face au Canadien Vasek Pospisil (ATP 56).

Kvitova sur sa lancée

Victorieuse de son 1er tour en 35', Petra Kvitova (no 2) a fait moins bien au 2e. La tenante du trophée a tout de même mis moins d'une heure (57') pour se débarrasser de la Japonaise Kurumi Nara (WTA 57), battue 6-2 6-0. Grande favorite du bas du tableau féminin, la gauchère tchèque a jusqu'ici perdu 10 points sur son service dans ce tournoi, dont 9 jeudi. Elle subira un premier test samedi face à l'expérimentée Jelena Jankovic (no 28). (afp)

«La vie continue, ma carrière aussi»

Que s'est-il passé aujourd'hui?

«Entre l'adversaire, moi-même, c'est un ensemble de choses qui m'a fait perdre. Sur ce court, vous affrontez des gars qui ne veulent pas rester derrière, et il en fait partie. Ce court donne à ce genre de joueurs la possibilité de jouer et gagner comme ça. Contre un gros serveur comme lui, qui n'a rien à perdre, il ne faut pas faire d'erreurs. Je n'ai pas pu donner du rythme, frapper trois fois d'affilée le même coup. Et quand il faut placer le bon coup, vous n'avez pas la confiance nécessaire. Après avoir perdu le 1er set, vous vous retrouvez sous pression tout le match. Le 1er jeu du 4e set a été terrible, avec deux revers que je ne dois pas rater. Après, je me suis battu jusqu'au bout, mais je n'ai plus eu ma chance».

Comment voyez vous la suite maintenant?

«C'est sûr que c'est un moment triste pour moi. Il faut accepter que cela arrive, c'est ce que j'ai toujours fait. Il faut aller de l'avant, ce n'est pas la fin. La vie continue, ma carrière aussi. Il faut que je travaille encore plus pour changer cette dynamique. Là, c'est dur, mais je ne suis pas du genre à ressasser ça pendant deux semaines. Je n'ai plus de boulot ici donc si vous voulez utiliser ma maison, elle est libre dès demain».

Redoutez-vous de ne plus retrouver le niveau qui a fait de vous le N.1 mondial?

«Je ne sais pas si je retrouverais le niveau que j'avais en 2011, mais ma motivation c'est d'essayer. Depuis deux ans, je n'ai plus de problèmes avec mes genoux. J'étais prêt. Je me présente à chaque tournoi avec la même motivation. Je pense avoir tout bien fait pour préparer ce tournoi, je suis arrivé tôt ici. Voilà, j'ai perdu, je suis déçu, évidemment. Mais c'est la loi du sport. Je suis bon perdant. Je ne me suis jamais considéré bon au point de ne pas reconnaître quand quelqu'un est meilleur que moi. J'ai toujours eu un grand respect pour ce tournoi. Quand je suis venu et que j'ai vu que je n'étais pas si mauvais sur herbe, j'ai voulu faire de grandes choses ici».

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!