Voyage: «Soudain, l'hôtesse de l'air a été scotchée au plafond»
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Voyage«Soudain, l'hôtesse de l'air a été scotchée au plafond»

Les passagers d'un vol Zurich-Athènes ont vécu un trajet chaotique. L'avion a traversé des turbulences qui ont mis la pagaille en cabine.

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dia/jbm
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Au moment de servir les plateaux-repas, l'avion est entré dans de l'air instable. Le résultat parle de lui-même.

Au moment de servir les plateaux-repas, l'avion est entré dans de l'air instable. Le résultat parle de lui-même.

Lecteur reporter
Le chariot à repas a volé. Couteaux, fourchettes, plateaux, nourriture: il y en avait partout dans le couloir. De nombreux passagers ont été commotionnés.

Le chariot à repas a volé. Couteaux, fourchettes, plateaux, nourriture: il y en avait partout dans le couloir. De nombreux passagers ont été commotionnés.

Lecteur reporter

Les personnes à bord du vol A3829 d'Aegean Airlines entre Zurich et Athènes (Grèce) samedi matin se souviendront très longtemps de leur voyage.

Alors que l'appareil survolait la mer Adriatique, au moment de servir les plateaux-repas, l'avion est entré dans de l'air instable. «Une des hôtesses s'est retrouvée scotchée au plafond, elle s'est blessée à la tête», confie un témoin de la scène.

De nombreux passagers ont également été commotionnés et ont reçu des soins de la part du personnel de cabine. «Certains étaient en larmes», poursuit notre témoin, qui ajoute: «Moi, j'étais attaché. Je n'ai reçu que du café sur le pantalon.»

Lors de l'incident, le chariot à repas a volé. Couteaux, fourchettes, plateaux, nourriture: il y en avait partout dans le couloir. Lorsque l'avion a atterri dans la capitale grecque, tout le monde était heureux de voir la fin de ce vol catastrophique. Des samaritains et des médecins étaient présents, au cas où. Il semblerait qu'aucune blessure grave n'ait été constatée.

«C'est un phénomène rarissime», assure le porte-parole de l'aéroport de Genève-Cointrin. En six ans, Bertrand Stämpfli se rappelle pourtant un cas de turbulences assez grave qui avait obligé un avion à se dérouter sur l'aéroport du bout du lac.

Lors de cet incident survenu il y a deux ans, plusieurs personnes avaient dû être soignées pour des bras cassés. Il explique: «Passer dans de telles turbulences, c'est comme entrer dans une machine à laver. Tout bouge, se retourne et s'envole dans la cabine.»

Pas de «trou d'air»

«L'air n'est pas comme un emmental», tient à préciser un ancien pilote de ligne. Il est donc faux de parler de «trou d'air». Lorsque les pilotes préparent leur route, ils prennent en compte les conditions météo et évitent les zones orageuses où des turbulences sont possibles. C'est en marge de ces phénomènes que peuvent se produire des secousses, plus ou moins importantes, lorsque l'avion passe d'une colonne d'air qui monte à une autre,

dans laquelle les courants sont descendants.

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