24.10.2020 à 12:29

Accord de paixSoudan/Israël: les réactions de dirigeants se multiplient

Le Soudan est le troisième pays arabe depuis août à annoncer une normalisation de ses relations avec Israël, après les Émirats arabes unis et Bahreïn.

Le Soudan et Israël ont convenu vendredi de normaliser leurs relations, sous l’égide du président américain Donald Trump, un rapprochement historique visant à mettre fin à des décennies d’hostilités entre Khartoum et l’État hébreu créé en 1948.

Le Soudan est le troisième pays arabe depuis août à annoncer une normalisation de ses relations avec Israël, après les Émirats arabes unis et Bahreïn.

Voici quelques réactions de dirigeants:

États-Unis

«IMMENSE victoire pour les États-Unis et pour la paix dans le monde. Le Soudan a accepté un accord de paix et de normalisation avec Israël!» a tweeté Donald Trump.

Il a affirmé «qu’au moins cinq» pays arabes supplémentaires comptaient emboîter le pas de Khartoum, lors d’un entretien téléphonique avec les Premiers ministres du Soudan et d’Israël, peu après l’annonce.

«Et nous en aurons beaucoup plus que ça bientôt», a-t-il ajouté.

Soudan

Le Soudan a confirmé vendredi soir la normalisation prochaine de ses relations avec Israël, ce qui doit «mettre fin à l’état d’agression» régnant entre les deux pays depuis des décennies, a rapporté la télévision d’État soudanaise.

Israël

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié de «formidable revirement» l’évolution des relations diplomatiques avec le Soudan.

«Aujourd’hui Khartoum dit oui à la paix avec Israël, oui à la reconnaissance d’Israël et à la normalisation avec Israël», s’est félicité Benjamin Netanyahu, remerciant les dirigeants soudanais et le président américain pour ce nouvel accord.

Palestiniens

La présidence palestinienne a condamné et rejeté l’accord «avec le pays d’occupation israélien qui usurpe la terre palestinienne».

«Personne n’a le droit de parler au nom du peuple palestinien et de la cause palestinienne», a-t-elle poursuivi.

Hazem Qassem, porte-parole officiel du Hamas --mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza--, a vivement critiqué ce rapprochement, le qualifiant de «péché politique qui nuit au peuple palestinien et à sa juste cause et nuit aussi à l’intérêt national du Soudan».

«Il ne bénéficie qu’à Netanyahu», a-t-il conclu.

Egypte

Le président Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays a été le premier de la région à nouer des relations diplomatiques avec l’État hébreu en 1979, a «salué les efforts conjoints des États-Unis, du Soudan et d’Israël concernant la normalisation des relations entre le Soudan et Israël». «J’apprécie tous les efforts visant à parvenir à la stabilité et à la paix dans la région», a-t-il tweeté.

Bahreïn

Manama, qui a signé en septembre un accord de normalisation avec Israël, a félicité les deux pays pour cette «étape historique», dans un communiqué de son ministère des Affaires étrangères.

Bahreïn a réitéré son soutien au Soudan «dans ses efforts incessants pour la transition vers un nouveau stade de développement, de progrès et de prospérité, et afin d’exercer un rôle actif et constructif dans la communauté internationale».

Émirats arabes unis

Les Émirats arabes unis, qui ont également normalisé leurs relations avec Israël cet été, ont applaudi la décision du Soudan de nouer des liens avec l’État hébreu.

«La décision du Soudan d’établir des relations avec l’État d’Israël est une étape importante pour la consolidation de la sécurité et de la prospérité dans la région», selon le ministère des Affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle émiratie.

«Ce succès est destiné à approfondir la coopération économique, commerciale, scientifique et diplomatique», poursuit le communiqué.

Iran

Ennemi juré d’Israël et des États-Unis, Téhéran a fustigé la décision annoncée vendredi par Washington.

«L’annonce de la Maison Blanche sur le Soudan est on ne peut plus symbolique. Versez suffisamment de rançon, fermez les yeux sur les crimes contre les Palestiniens et vous serez retirés de la soi-disant liste noire du «terrorisme». La liste est aussi bidon que la lutte des États-Unis contre le terrorisme. Honteux !", a tweeté la diplomatie iranienne.

(AFP/NXP)

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