Procès en Belgique – Souffrant de «misère sexuelle», il s'en prenait aux femmes en ligne
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Procès en BelgiqueSouffrant de «misère sexuelle», il s'en prenait aux femmes en ligne

Un trentenaire belge, célibataire, avait l'habitude de s'en prendre aux femmes sur les réseaux sociaux, jugées responsables de sa «misère sexuelle». La justice s’est emparée de l’affaire.

«Les médias parlent beaucoup de féminisme mais pas beaucoup de ce que peuvent vivre certains hommes au quotidien», a dit le trentenaire.

«Les médias parlent beaucoup de féminisme mais pas beaucoup de ce que peuvent vivre certains hommes au quotidien», a dit le trentenaire.

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Un trentenaire belge est jugé depuis lundi par une Cour d'assises pour des insultes et menaces proférées sur les réseaux sociaux à l'égard des femmes et des mouvements féministes. C’est un procès inédit en Belgique devant une telle juridiction: celui d’un agent de surveillance de 34 ans qui s'est donc ouvert lundi matin, devant un jury populaire à Liège (est) et devrait s'achever mercredi.

Ce célibataire, très actif notamment sur Facebook et Twitter, avait l'habitude de s'en prendre aux femmes, jugées responsables de sa «misère sexuelle et affective». Il ponctuait ses propos haineux de critiques sur leur habillement ou leur supposée attitude «provocante». Face aux réactions indignées, il avait surenchéri et publié en octobre 2020 une courte vidéo dans laquelle il apparaissait armé d'une batte de base-ball et menaçait de s'en prendre aux féministes, selon l'accusation.

Jusqu'à cinq ans de prison

Il y faisait référence à Elliot Rodger, Américain qui avait proclamé sa haine de la société et des femmes avant de tuer six personnes, dont trois femmes, en 2014 en Californie. L'étudiant s'était ensuite suicidé. L’accusé, qui dit avoir écrit «sous la colère» et réfute toute intention de passer à l'acte, doit répondre de «menaces», «incitation à la haine» et «délit de presse». Il encourt jusqu'à cinq ans de prison.

Alexandre Wilmotte, avocat de l'accusé, a dénoncé une décision «démesurée» au préjudice de son client. «Personne n'imagine qu'en publiant sur Facebook, on puisse se retrouver un jour devant une Cour d'assises», a affirmé l'avocat. «Oui, il a fait référence à Elliot Rodger mais n'a jamais dit ni écrit qu'il partageait ses idées et avait l'intention de faire la même chose», a ajouté Me Wilmotte.

Lundi matin, devant la Cour, M. Haenen a défendu le droit à s'exprimer librement sur l'«hypersexualisation de la société» et a affirmé que «le pouvoir de séduction des femmes» était «beaucoup plus élevé» que celui des hommes. «Les médias parlent beaucoup de féminisme mais pas beaucoup de ce que peuvent vivre certains hommes au quotidien», a dit le trentenaire.

(AFP)

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