05.10.2020 à 21:00

SuisseSoulagement autour du système de communication mobile de l’armée

Le Contrôle fédéral des finances adresse un satisfecit au projet de remplacement du système de communication mobile de l’armée même s’il subsiste encore des problèmes de fond.

Le DDPS a choisi l’entreprise israélienne Elbit Systems pour remplacer les appareils de télécommunication obsolètes de l’armée.

Le DDPS a choisi l’entreprise israélienne Elbit Systems pour remplacer les appareils de télécommunication obsolètes de l’armée.

KEYSTONE

Le projet de remplacement du système de communication mobile de l’armée se déroule globalement bien, selon le Contrôle fédéral des finances (CDF). La procédure d’appel d’offres a été exécutée correctement. Mais des problèmes de fond relevés en 2017 par l’organe de surveillance de la Confédération ne sont pas encore réglés.

Il s’agit du deuxième volet du projet global intitulé «Télécommuncations de l’armée» (TC A), devisé à quelque 1,8 milliard de francs sur une durée de 17 ans. Il doit permettre d’acquérir une solution en réseau harmonisée pour le transport des données et la communication vocale de l’armée.

«Il s’est avéré que de nombreux éléments sont en bonne voie» dans ce deuxième volet, souligne le CDF dans un rapport d’audit publié lundi. L’organe de surveillance estime que la procédure d’appel d’offres a été choisie et exécutée correctement. Les conditions formelles sont réunies pour déposer une requête de maturité d’acquisition, nécessaire à l’intégration du projet dans le message 2020 sur l’armée.

Pour mémoire, le Département fédéral de la défense (DDPS) a annoncé en octobre 2019 que l’entreprise Elbit Systems serait chargée de remplacer les appareils de télécommunication obsolètes de l’armée. Les Israéliens ont été préférés au Bernois Roschi Rohde&Schwarz en raison d’un meilleur rapport qualité-prix.

Encore des lacunes

Le CDF relève que deux systèmes du projet TC A contiennent encore des lacunes. Elles étaient 300 environ en 2017, il en restait 70 en 2019, dont 15 jugées critiques. Aux yeux de l’organe de surveillance, l’armée doit suivre de près l’évolution de ces dossiers jusqu’à leur déploiement.

Parallèlement, le DDPS doit répondre «à des questions de fond». L’organe de surveillance relève que le projet informatique a été prolongé chaque année de presque un an par rapport au calendrier initial établi en 2012. Se demander quels principes en matière d’architecture et d’acquisitions peuvent être appliqués de façon judicieuse sur une période de planification aussi longue est «impératif».

En l’occurrence, les travaux liés au développement de l’architecture ont été mandatés en 2016 seulement, soit quatre années après le démarrage du projet. Le CDF avait formulé une recommandation sur ce problème en 2017. Si celle-ci n’a pas encore été mise en œuvre, «un bon degré de maturité» a été atteint. Malgré ces retards, le projet global TC A reste pertinent même après plusieurs d’années.

(ATS/NXP)

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