Masein (GR): Soupçon de viol dans le château d'un sadomaso
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Masein (GR)Soupçon de viol dans le château d'un sadomaso

Une quadragénaire accuse un riche Grison d'avoir abusé d'elle. L'homme est un excentrique possédant une demeure féodale où a notamment été tourné un film SM.

par
Emmanuel Coissy
Acquis en 2001 par la famille d'E.T., la demeure féodale a été le théâtre de scènes dignes du marquis de Sade.

Acquis en 2001 par la famille d'E.T., la demeure féodale a été le théâtre de scènes dignes du marquis de Sade.

Patricia Wolf, une Allemande de 42 ans, rêvait du prince charmant. Las, son fantasme s'est soldé par le dépôt d'une plainte pour viol, agression sexuelle, voie de fait et séquestration. L'année passée, la jeune femme avait répondu à une annonce postée sur internet par celui qu'elle accuse: «Je cherche une dominatrice. Si tout se déroule bien, tu seras ma châtelaine.» L'auteur de ces lignes, E. T., comme le nomme la «SonntagsBlick» qui a révélé l'affaire dimanche, est un original dont la fortune familiale lui permet de mener grand train. A 49 ans, il prétend être pilote, voire architecte, et possède un château médiéval de 88 pièces où l'on s'adonne au sadomasochisme dans une darkroom du donjon. Le lieu a notamment servi de décor au film «Witch Torture 3» (Torture de sorcière3).

«Il s'est allongé sur moi»

Toutefois, pour Patricia Wolf, la maltraitance dont elle se dit victime n'est pas une fiction. En septembre dernier, transportée par ses illusions, elle s'est installée dans le domaine du village de Masein (GR). «Quelques jours après mon arrivée, dit la plaignante, je me suis rendue compte de son penchant pour le SM auquel il a voulu que je m'adonne. Comme je refusais, un matin il s'est allongé sur moi (n.d.l.r. : E.T. est obèse) et m'a forcée à avoir des rapports sexuels. Un médecin a constaté le viol.» Mais ce n'est pas tout: «Il avait un «rituel matinal». Quand il se réveillait il me rouait de coups dans le ventre durant 3 minutes. Je réclame justice!»

Vêtu en abbé, il réfute les accusations

De son côté, E. T. nie tout en bloc et affirme à l'hebdomadaire alémanique que la relation était consentie: «Je ne l'ai jamais violée ni battue.» Dans le procès-verbal de son audition par la police, le journal relève la déclaration suivante: «Patricia avait la belle vie avec moi. Quand on offre le meilleur de soi à une femme, cela se retourne contre soi.» A ce jour, bénéficiant de la présomption d'innocence, il réside encore en son fief où il dérive vers le mysticisme. L'individu se fait passer pour un abbé et pose dans une soutane blanche rehaussée d'un surplis bleu.

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