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Intempéries à GenèveSous la neige, les pompiers deviennent anges gardiens

Mardi, le canton était en état d’alerte niveau 3. Reportage dans les coulisses de la caserne principale de Genève.

par
Xavier Fernandez
Marvin Ancian/20 minutes

«On n’est pas au Québec. À Genève, avec dix centimètres, c’est vite compliqué», sourit le lieutenant Millot, notre chaperon du jour. Alors qu’à l’extérieur, les précipitations s’intensifient, à l’intérieur de la caserne principale, la «1» comme la nomment les pompiers genevois, la sérénité est de mise. «C’est toujours comme ça. En tant que pompiers, on apprend à rester calmes tant que possible, pour ensuite être à fond durant les interventions. C’est comme une montagne russe, tout peut basculer en une seconde», poursuit le lieutenant.

Mardi, le canton se trouvait en état d’alerte niveau 3. Un centre opérationnel, placé sous la responsabilité du major Jérôme Barbey, a été spécialement mis sur pied pour l’occasion. C’est ainsi à chaque événement particulier, qu’il soit météorologique, comme ce jour-là, évènementiel, comme pour l’Escalade, ou lié à des fêtes, telles qu’Halloween. Son but? Pouvoir parer à toute éventualité dans les meilleurs délais.

À intervalles réguliers, des points de situation sont effectués avec les partenaires: l’aéroport de Cointrin, les TPG, la police, Météosuisse ou la protection civile notamment. Il faut tout prévoir, du déneigement du parking de la caserne à la possibilité de loger et nourrir des personnes potentiellement bloquées. Après le briefing de 16h, nous tentons une première fois d’interroger le major Barbey. Mais, le temps de régler notre caméra, une alarme s’affiche sur les écrans. Un bus est immobilisé en travers de la chaussée, il faut partir.

Une voiture percute le bus

Sur place, les pompiers découvrent qu’une voiture a fini par percuter le bus en perdition. Les différents services d’urgence se coordonnent pour dégager ce véhicule, pour ensuite redresser le bus à l’aide du treuil du camion des pompiers, tout en gérant le trafic. «Chacun connaît son rôle, mais il faut un chef d’orchestre, en l’occurrence moi», commente le pompier le plus haut gradé des présents.

Sur le chemin du retour, le lieutenant Millot nous explique que désormais tout est informatisé. Pour chaque alarme, un algorithme mobilise les moyens techniques et humains les plus appropriés en fonction de la situation. Des SMS sont envoyés aux pompiers, alors que toutes les informations utiles, en particulier le trajet, sont directement transmises aux véhicules.

Il est presque 19h lorsque nous tentons une seconde fois d’interroger le major Barbey, qui s’apprête à lever son dispositif, la pluie ayant remplacé la neige. Mais après seulement trois minutes, c’est une fuite de gaz qui mettra fin à l’interview. Nous étions prévenus. C’est comme ça chez les pompiers, tout peut basculer en une seconde.

Les pompiers ont facilement dégagé la voiture

Les pompiers ont facilement dégagé la voiture

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127 commentaires
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Michel Gasser

14.01.2021 à 09:07

On ne peut pas comparer Genève au Québec, où la neige est par définition sèche, ce qui n'est pas le cas chez nous où il subsiste toujours une part d'humidité qui complique tout.

P. Rolétaire

13.01.2021 à 13:37

21 millions volés en 7 ans aux HUG, c'est-à-dire 3 millions par an (le salaire de 40 enseignants) et pendant tout ce temps, on ne s'est aperçu de rien!! La seule question importante est: quel/quelle conseiller/ conseillère d'Etat corrompu / corrompue s'est rempli les poches sur le dos du peuple. Cette affaire est caractéristique d'un canton où les élites auto-proclamées étudient ensemble, mangent ensemble, baisent ensemble et volent ensemble. Espérons qu'elles seront lourdement sanctionnées ensemble. On peut toujours rêver.

commentaire 118

13.01.2021 à 12:51

C'est drôle: il y a 118 commentaires! Merci à l'agréable corps des pompiers! On vous aime!