Actualisé 06.08.2014 à 18:18

AutricheSoutien massif à la fronde anti-Facebook

Un recours collectif a réuni plus de 25'000 signatures, six jours après le dépôt de la plainte. Les plaignants espèrent obtenir 600 fr. de dédommagement chacun.

Déposée par le juriste viennois Max Schrems il y a 6 jours devant le tribunal de Vienne, la plainte prend de l'ampleur avec 25'000 signatures. Intitulée «Europe v Facebook», elle réclame que le plus grand réseau social au monde «se mette enfin en conformité avec le droit, en ce qui concerne la protection des données».

Max Schrems avait entamé sa croisade contre le réseau social alors qu'il était encore étudiant. Il accuse entre autres Facebook Ireland Ltd., la base européenne de l'entreprise, d'enfreindre le droit européen sur l'utilisation des données, et de participer au programme de surveillance Prism de la NSA, l'Agence de sécurité nationale américaine.

Il espère obtenir un dédommagement de 500 euros (un peu plus de 600 francs) par plaignant. Avec 25'000 plaignants, la somme peut donc atteindre 12,5 millions d'euros. Tout utilisateur majeur de Facebook à travers le monde, exceptés les Etats-Unis et le Canada, peut en principe se joindre à la «class-action». La date d'un éventuel procès n'a pas encore été fixée.

1222 pages de données personnelles

Au cours de ses études de droit, Max Schrems avait pu accéder à une compilation de ses données personnelles, soit 1222 pages qui répertorient toutes ses activités sur Facebook, y compris ce qu'il pensait avoir supprimé.

Le Viennois avait accusé en août 2011 le réseau social de détention abusive de données personnelles, déposant un recours devant l'Autorité de protection de la vie privée en Irlande (DPC), où l'entreprise américaine a son siège social européen. La DPC avait donné raison à l'étudiant et demandé à Facebook de clarifier sa politique sur les données privées. (ats)

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