Actualisé 23.08.2008 à 20:05

Accident d'avion

Spanair: le bilan du crash s'alourdit

Une victime âgée de 31 ans de l'accident d'avion de la Spanair de mercredi à Madrid a succombé samedi à ses blessures, ce qui fait passer le bilan de la catastrophe à 154 morts.

Cette femme, âgée de 31 ans, est décédée à l'hôpital La Paz de Madrid, où elle était soignée pour des brûlures sur 72 % de son corps. Elle était l'une des survivantes de l'accident les plus grièvement blessées.

Une autre personne, parmi les 18 blessés ayant survécu à l'accident, se trouvait samedi dans un état «très grave», selon les services de santé. Deux autres personnes sont dans un état «grave», deux étaient «stables dans la gravité», deux dans un état «grave évoluant favorablement», dix étaient moins touchés et «évoluaient favorablement», et une femme était «légèrement» blessée.

53 corps identifiés

Pour l'heure, 53 corps ont été identifiés, a indiqué le ministre espagnol de l'intérieur Alfredo Perez Rubalcaba lors d'une visite dans un hôpital de Madrid. Il a dit espérer que les identifications des autres cadavres puissent être terminées «aujourd'hui ou demain».

«La garde civile et la police m'ont dit que certains cas seront particulièrement difficiles, et même très difficiles pour certains, parce que par exemple, il y a une petite fille adoptée, il faudra donc rechercher l'ADN de ses parents d'origine. Les choses sont compliquées, et il est sûr que nous allons avoir des cas très difficiles», a-t-il ensuite déclaré à la télévision Cuatro.

L'avion MD 82 de la compagnie espagnole Spanair devant relier Madrid et Las Palmas dans l'archipel espagnol des Canaries s'est écrasé au décollage, alors que ses réservoirs étaient pleins de kérosène. Un grand nombre de victimes ont été brûlées, compliquant l'identification.

Impatience

Le gouvernement a mobilisé des biologistes spécialisés du ministère de la justice pour pouvoir prélever de l'ADN sur 62 victimes dont les restes étaient particulièrement abîmés.

M. Rubalcaba a fait ces déclaration alors que les proches des victimes réunis depuis mercredi dans un hôtel près de l'aéroport s'impatientent devant le temps mis par les autorités pour identifier les corps et l'absence d'explication sur les causes de l'accident.

«Ils veulent que les leurs soient identifiés le plus vite possible pour rentrer chez eux. Ils ont besoin de commencer le deuil», a expliqué Olivia Acosta, de la Croix-Rouge. (ats)

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