Actualisé 06.07.2010 à 20:15

Mondial 2010Spidercam, l'engin au coup d'oeil d'aigle

Une caméra ultrasophistiquée balaie la surface de jeu du stade Moses Mabhida. Son pilote est un Allemand de 35 ans.

de
Julien Caloz, Durban

C'est certainement celle qui se dépense le plus durant une rencontre et, pourtant, elle n'a pas de maillot. Le public ne connaît pas son nom, mais la regarde dans les yeux – et même à travers – chaque soir de match à Durban.

Ses 20 kilos sont assis sur un chariot qui glisse à la vitesse de 9 m/s. sur quatre câbles en kevlar. En amont, des poulies fixées au toit orientent les câbles vers quatre treuils en bordure de pelouse. On l'appelle Spidercam.

Propriété de l'entreprise austro-germanique du même nom (basée à Hambourg), la caméra est dirigée par Felix Werremeier. Il possède une table de travail à quelques mètres de la ligne de touche. Quatre écrans, deux manettes et deux collègues (l'opérateur Rupert Rennack et le technicien Rudi Kasig) lui facilitent la tâche.

«Les manœuvres sont gérées grâce à des capteurs, détaille le responsable. Il y en a une dizaine tout autour du terrain. Ils délimitent une «barrière virtuelle». La caméra ne pourra jamais s'écraser dans une tribune ni sur la pelouse, même en cas d'inattention.»

Malgré son prix (plus de 800'000 francs), la Spidercam est assidûment sollicitée. «Cela fait 5 ans que nous faisons le tour du monde», plaisante Rupert Rennack. La caméra s'adapte facilement. «Nous l'avons installée lors de compétitions de cricket, de tennis et de natation synchronisée, mais aussi pour le concert de Kylie Minogue à Melbourne ou encore celui de U2 à Los Angeles.»

La Schwingfest d'Aarau (lutte suisse) a également profité de l'installation en 2007.

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