Voile: Spindrift renonce à son record de traversée
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VoileSpindrift renonce à son record de traversée

L'équipe a annoncé par communiqué n'avoir trouvé aucune fenêtre météo permettant à son maxi-trimaran d'affronter l'Atlantique nord. Mais il disputera la prochaine Route du Rhum.

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duf
La météo n'a pas offert de créneau au multicoque géant et son équipage pour tenter la traversée de l'Atlantique nord en boulet de canon. (Photo: Spindrift Racing)

La météo n'a pas offert de créneau au multicoque géant et son équipage pour tenter la traversée de l'Atlantique nord en boulet de canon. (Photo: Spindrift Racing)

En standby à Newport (USA) depuis le début du mois de juin dans l'espoir d'entrevoir un créneau favorable lui permettant de s'élancer de New York vers le Cap Lizard, le team Spindrift Racing a mis fin à l'attente vendredi. Il ne battra pas, cette année du moins, l'exigeant record de l'Atlantique nord en équipage.

«Pour une telle performance sur ce parcours en multicoque, il faut une dépression qui se déplace à la même vitesse que le record, afin de pouvoir rester en avant de celle-ci et glisser sur mer plate», explique Richard Silvani, prévisionniste chez Météo France et routeur à terre de Spindrift Racing. «Cet été, la météo s'est révélée défavorable à toute tentative. L'anticyclone installé sur le 50e degré nord, et donc sur la trajectoire du record, a empêché toute circulation de dépressions entre les États-Unis et l'Europe. Encore aujourd'hui, les prévisions à dix jours ne montrent aucune évolution de la situation.»

Le multicoque géant de Dona Bertarelli et Yann Guichard se prépare donc à rallier la France en convoyage. L'équipe se concentrera désormais sur la fameuse épreuve de La Route du Rhum-Destination Guadeloupe, dont le départ sera donné le 2 novembre à Saint-Malo. A Newport, l'équipe technique prépare actuellement le maxi-trimaran Spindrift 2 afin de permettre à Yann Guichard de prendre la mer en mode solo.

«Pour les équipiers, comme pour Dona et moi, il y a forcément de la frustration de ne pas avoir pu tenter ce sprint sur l'Atlantique nord, a commenté le co-skipper français. Il faut néanmoins accepter cette loi des records où c'est la météo qui ouvre la voie?ou pas».

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