Sommet Biden-Poutine - Spotters dans l’attente d’Air Force One
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Sommet Biden-PoutineSpotters dans l’attente d’Air Force One

Plusieurs dizaines de passionnés d’aviation se sont réunis aux meilleurs points de vue sur la piste de Cointrin. Tous attendent avec impatience l’arrivée de l’avion présidentiel américain.

par
Maria Pineiro

Les passionnés de photo aéronautique font le pied de grue autour des pistes de Cointrin.

Vanessa Lam

Ils n’ont que ce nom à la bouche: Air Force One. L’avion présidentiel américain, un Boeing 747, n’est pas attendu à l’aéroport de Genève avant le milieu de l’après-midi. Qu’à cela ne tienne, depuis ce mardi matin, des dizaines de spotters se sont postés aux abords de la piste d’atterrissage. Ces passionnés d’avions se reconnaissent facilement aux énormes objectifs dont sont équipés leurs appareils photo et qui leur servent à chasser des images d’appareils rares ou prestigieux.

Du côté de la route de Meyrin, à l’un des terminaux de l’aviation privée, juché sur sa trottinette électrique, Jarudej observe les bâches qui recouvrent les barrières donnant sur la piste. À part à utiliser une échelle, impossible d’espérer prendre un cliché intéressant. «Je suis venu en train de Gruyère ce matin, explique le jeune homme. J’ai déjà fait quelques repérages il y a deux semaines. Je vais trouver un lieu intéressant pour moi.»

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Tenter sa chance

Une dizaine de minutes plus tard, c’est chose faite le long de la route de Meyrin. Quelques trouées dans les arbustes permettent de voir le bout de la piste d’atterrissage. Sur la droite, les jets. Au loin, les terminaux de l’aviation commerciale. Jarudej a sorti son objectif, il compte bien attendre jusqu’à l’arrivée de l’aéronef tant convoité qu’il est persuadé de pouvoir immortaliser. «Si la police n’avait pas voulu de nous, ils auraient bâché ici comme vers les jets privés. Il y a toujours le risque qu’ils atterrissent de l’autre côté et ne viennent pas jusqu’ici.» À quelques dizaines de mètres de lui, un autre groupe de spotters est installé depuis deux heures. Alors que le soleil tape fort et qu’il n’est même pas onze heures du matin, Nello se dit «prêt à attendre le temps qu’il faudra pour voir le Boeing 747. On n’est pas à deux heures près.»

Rester éloigné des grillages de l’aéroport

À l’autre bout de la piste, côté Ferney, ce n’est pas une demi-douzaine de photographes qui patiente, mais une bonne vingtaine. Vers la fin de la matinée, le vent semble adouber le choix du spot. C’est bien côté Versoix qu’atterrissent les avions mardi matin. Les passionnés papotent appareils photo en bandoulière, se montrent leurs exploits, comme le Zurichois Sunny, qui exhibe des clichés d’Air Force One sur son téléphone portable. Peter, lui, est venu avec ce seul appareil, «en reconnaissance pour voir où il y avait du monde». Il compte bien revenir dans l’après-midi pour le 747 américain. «La police est passée et nous a demandé de rester à cinq mètres des grillages de l’aéroport.» J’espère que le moment venu, ils resteront conciliants et que nous pourrons prendre des photos.» En attendant, dans le périmètre de la plateforme, les patrouilles de police, en fourgon ou en char d’assaut, s’enchaînent.

Le festival ne s’arrêtera pas mardi avec l’arrivée d’Air Force One. Mercredi, le président Vladimir Poutine arrivera à Genève le matin à bord d’un «Ilyushin 96, un quadrimoteur juste magnifique, s’extasie Peter. C’est rare».

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