Nucléaire iranien: Sprint final pour une tentative d'accord
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Nucléaire iranienSprint final pour une tentative d'accord

A la suite d'une nuit blanche à Lausanne, les négociations internationales sur le nucléaire iranien semblaient jeudi aborder la dernière ligne droite.

«Nous travaillons sur les paramètres qui permettront de rédiger l'accord définitif d'ici à la fin juin», a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

«Nous travaillons sur les paramètres qui permettront de rédiger l'accord définitif d'ici à la fin juin», a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

Après quatre heures d«entretiens nocturnes entre John Kerry et Mohammad Javad Zarif, des discussions ont été interrompues, avant de reprendre vers 10h30.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a évoqué les «derniers mètres» des pourparlers à son arrivée mercredi peu avant minuit sur les bords du Léman, après un détour par Paris. Visiblement confiant, il a toutefois précisé qu'il y avait «encore des progrès à faire, en particulier du côté iranien».

Son homologue iranien M. Zarif a lui fait état de «progrès importants» à la suite de la nuit blanche de négociations. «Mais nous ne nous sommes pas encore entendus sur les solutions envisagées», a-t-il déclaré en même temps devant la presse au Beau-Rivage Palace. «On a fait beaucoup de progrès, on aperçoit la lumière à l'horizon», a affirmé pour sa part Ali Akhbar Salehi, responsable des questions techniques au sein de la délégation iranienne.

Retour au boulot

Du côté américain, la dernière déclaration était à peine différente. «Nous continuons à faire des progrès, mais nous n'avons pas encore atteint un compromis politique», avait indiqué mercredi en soirée le porte-parole du Département d'Etat. Il avait précisé que le secrétaire d'Etat américain John Kerry resterait sur place «au moins jusqu'à jeudi matin».

Confirmation jeudi en milieu de matinée avec la porte-parole adjointe du Département d«Etat Marie Harf: «John Kerry et son équipe de négociation sont de retour au travail ce matin», a-t-elle affirmé via son compte Twitter.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a lui annulé un voyage dans les pays baltes jeudi pour rester à Lausanne. Un diplomate de son équipe de négociations a clairement indiqué jeudi que le ministre voulait poursuivre les discussions durant la journée.

Le tête-à-tête entre Kerry et Zarif

John Kerry a eu quatre heures d'entretiens dans la nuit avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, avant de retrouver ses partenaires occidentaux. Des négociations plus techniques ont aussi eu lieu entre experts de chaque camp ainsi qu«entre hauts diplomates.

L'Iran et les grandes puissances (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine, Russie et Allemagne) tentent apparemment le dernier sprint final afin de parvenir à un projet d'accord fondamental - accord minimal de principe, déclaration générale, entente commune? - sur le nucléaire, avant la conclusion d'un texte final d'ici au 30 juin.

La communauté internationale veut brider le programme nucléaire iranien et le contrôler étroitement pour s'assurer que Téhéran ne se dotera jamais de la bombe atomique, en échange d'une levée des sanctions internationales qui étranglent son économie.

Aux Etats-Unis, la pression sur l«administration Obama augmentait côté républicain. Plusieurs élus du Congrès américain à Washington ont multiplié mercredi des appels à des sanctions supplémentaires contre Téhéran au vu des négociations laborieuses de Lausanne, ayant dépassé l'échéance symbolique fixée au 31 mars. (ats)

Israël se réserve toutes les options y compris militaire

Le ministre israélien des Renseignements Youval Steinitz a affirmé jeudi que l'option militaire restait sur la table pour son pays face à la menace d'un Iran doté de l'arme nucléaire, alors que les négociations se poursuivaient sur le nucléaire iranien à Lausanne.

Interrogé sur une possible attaque israélienne contre l'Iran en cas d'accord, M. Steinitz, un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a dit sur la radio publique que son pays agirait dans les domaines de la diplomatie et du Renseignement, mais «si nous n'avons pas le choix, nous n'avons pas le choix (...) l'option militaire est sur la table».

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