Squat du Vallon: les occupants déterminés à ne pas bouger
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Squat du Vallon: les occupants déterminés à ne pas bouger

Le bras de fer entre les squatters du Vallon et la police aura bien lieu. Les squatters refusent en effet de quitter les lieux, malgré les injonctions de la Municipalité de Lausanne.

A moins de deux heures de l'ultimatum fixé par la Municipalité (le 17 juillet à 18h), les occupants ont annoncé dans un communiqué qu'ils étaient déterminés à rester dans les locaux.

Ils répondaient ainsi à une sommation qui leur a été remise mercredi par la police municipale de Lausanne. Ils avaient jusqu'à jeudi soir 18h00 pour quitter les locaux qu'ils occupent illégalement, faute de quoi la police procédera à l'évacuation du site, au plus tard le 21 juillet. Selon le Collectif Danger de vie, la fête organisée le week-end dernier était une fête privée, avec des amis et des connaissances des occupants de l'ancienne usine d'incinération des déchets du Vallon. Les squatters n'ont donc pas contrevenu aux exigences posées par la Municipalité, à savoir ne plus organiser de fête publique.

«Les Messieurs de la Municipalité ont été touchés dans leur virilité», selon les propos du communiqué. Mercredi en conférence de presse, le syndic Daniel Brélaz a clairement annoncé une tolérance zéro face aux occupants illégaux d'un bâtiment qui appartient à la collectivité.

Ce changement d'attitude de la Municipalité ne fait pas l'unanimité. Marc Vuilleumier, le municipal popiste en charge de la police, n'est pas d'accord avec la décision prise par ses collègues (24 Heures du 17 juillet). «Nous avons pris une décision et nous allons la mettre en application, prévient Olivier Français, en charge du Département des travaux à la Municipalité de Lausanne. Nous regrettons que dans ce dossier, ça ne va que dans un sens et dans leur sens.»

Didier Bender / comm

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