Actualisé 15.02.2019 à 21:17

Amérique latineSt-Valentin: le Nicaragua libère 1172 prisonniers

Pour «célébrer l'amour, l'amitié et la vie en famille», des centaines de prisonniers ont été libérés par le gouvernement Ortega. Les opposants n'ont pas eu cette chance.

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L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)

L'opposition nicaraguayenne a annoncé mardi la formation d'une large «Coalition nationale» pour affronter le parti du président Daniel Ortega aux élections de 2021. (Mercredi 26 février 2020)

Keystone
La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)

La Suisse demande au Nicaragua d'arrêter d'intimider et d'attaquer les défenseurs des droits humains, après l'assassinat récent de trois ex-manifestants. (Mardi 10 septembre 2019)

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Après un premier groupe lundi d'une cinquantaine de prisonniers amnistiés, 56 opposants ont été remis mardi au CICR. (11 juin 2019)

Après un premier groupe lundi d'une cinquantaine de prisonniers amnistiés, 56 opposants ont été remis mardi au CICR. (11 juin 2019)

AFP

Le Nicaragua a libéré jeudi 1172 prisonniers de droit commun pour la Saint-Valentin, mais aucun des plus de 750 opposants incarcérés, dont la Belge Amaya Coppens, n'a bénéficié de cette mesure de clémence, selon les organisations de l'opposition.

«Aujourd'hui, pour célébrer l'amour, l'amitié et la vie en famille, 1172 frères et soeurs qui étaient dans le système pénitentiaire national sont rentrés» chez eux, a annoncé Rosario Murillo, vice-présidente et épouse du président Daniel Ortega. «Nous leur souhaitons une vie en famille harmonieuse et que Dieu leur accorde une nouvelle chance de vivre en faisant le bien et avec droiture», a ajouté Rosario Murillo.

Cent onze femmes figurent parmi les détenus qui bénéficient ainsi du «régime familial», une disposition qui permet à des détenus condamnés à des peines inférieures à cinq ans de prison et dont le comportement a donné satisfaction de finir de purger leur peine à domicile. Aucun opposant n'avait été signalé jeudi après-midi parmi les personnes libérées, ont indiqué les organisations de l'opposition. Le quotidien belge La Libre Belgique, citant Pierre Galant, du Centre d'action laïque, après une entrevue de celui-ci avec l'ambassadeur du Nicaragua à Bruxelles, avait évoqué dimanche dernier la possibilité d'une «prochaine libération» de la jeune étudiante en médecine belgo-nicaraguayenne Amaya Coppens, avec 35 autres opposantes au gouvernement emprisonnées. Pour les dernières fêtes de fin d'année, 1.100 détenus avaient déjà été libérés sous le «régime familial». Là aussi, aucun prisonnier politique n'avait bénéficié de cette mesure de clémence. Selon les organisations de l'opposition et de défense des droits de l'homme, ce sont plus de 750 personnes ayant participé aux manifestations contre le gouvernement de Daniel Ortega et Rosario Murillo qui ont été arrêtées. Les violences politiques au Nicaragua ont causé plus de 325 morts entre avril et octobre 2018. Selon les organisations de défense des droits de l'homme, les autorités continuent à pratiquer des arrestations alors que les manifestations ont cessé en raison de la répression. Les opposants arrêtés sont la plupart du temps poursuivis pour «terrorisme» et encourent des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. bm/dro (nxp/afp)

(NewsXpress)

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