Tennis: Stan - Mirka: la version de l'arbitre de chaise

Actualisé

TennisStan - Mirka: la version de l'arbitre de chaise

Cédric Mourier était aux première loges lors du clash entre Wawrinka et le clan Federer aux Masters de Londres. Il confirme l'altercation mais dédramatise.

par
Grégory Beaud

La scène de la fin du troisième set entre Stan Wawrinka et Roger Federer polarise l'attention depuis samedi soir. Aux premières loges lors de cette discussion, Cédric Mourier, l'arbitre français de cette demi-finale du tournoi Masters de Londres, est surpris par les proportions prises par cette «affaire». Il raconte ce qu'il a vécu ce soir-là.

Cédric Mourier, beaucoup de choses ont été écrites et dites depuis samedi. Mais vous, qu'avez-vous vécu?

C'était un moment tendu. Le match touchait à sa fin. Et je vois que Stan s'agace en se tournant vers le coin où sont assis les proches de Roger Federer. A cet instant, je tente de comprendre et demande à Wawrinka ce qu'il s'est passé. Il me répond: «Elle me parle.» Je me rends compte qu'il s'énerve contre la femme de Roger Federer.

Que se passe-t-il dans votre tête à cet instant?

Mon but ultime est que la rencontre se termine bien. Il y a un gros enjeu. C'est un match difficile pour moi également. Je tente d'étouffer au mieux cette histoire et de faire en sorte que le jeu reprenne au plus vite.

Êtes-vous surpris par les proportions de cette altercation?

Oui. Je suis actuellement aux Etats-Unis et ne peux suivre cela que par la presse. J'ai d'ailleurs réellement compris l'ampleur de la situation en revoyant la vidéo du moment précis, ce mardi matin. Comme les joueurs, j'étais vraiment à fond dans le match et ne me suis peut-être pas rendu compte du moment que je vivais.

Vivez-vous souvent des situations du genre?

Ce sont effectivement des choses qui arrivent. Certains joueurs sont tout de même moins susceptibles que d'autres lorsqu'une telle scène se produit. Mais quoi qu'il en soit, on n'en fait pas toute une histoire lorsque c'est un match moins médiatisé. Ou lorsque les deux joueurs ne sont pas associés la semaine suivante en finale de Coupe Davis (rires).

Ton opinion