Tennis - Wimbledon: Stan Wawrinka: «J'aurais pu gagner ce match»
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Tennis - WimbledonStan Wawrinka: «J'aurais pu gagner ce match»

Le Vaudois a été sorti au deuxième tour de Wimbledon par le revenant Juan Martin Del Potro. Après avoir gagné le 1er set, il s'est effondré (6-3 3-6 6-7 3-6).

par
Grégory Beaud
Londres
Stan Wawrinka a perdu pied face à son assaillant argentin. Juan Martin del Potro s'est imposé en quatre sets (3-6, 6-3, 7-6 (7/2), 6-3).

Stan Wawrinka a perdu pied face à son assaillant argentin. Juan Martin del Potro s'est imposé en quatre sets (3-6, 6-3, 7-6 (7/2), 6-3).

photo: Keystone/Peter Klaunzer

L'an dernier, Stan Wawrinka avait été éliminé au terme d'un match épique en quart de finale face à Richard Gasquet. Cette année, c'est sous la puissance des frappes adverses que le No 5 mondial a plié. Face à un adversaire qui a servi 70% de premières balles, le Vaudois n'a pas trouvé la solution malgré trois breaks durant le premier et le second set.

Par la suite, il a subi la montée en puissance de l'Argentin qui revient sur le devant de la scène après trois saisons particulièrement gâchées par des blessures. En conférence de presse, le double vainqueur de Grand Chelem est revenu sur cette rencontre particulière face à un adversaire qui représentait tout sauf un cadeau lors du tirage au sort.

Stan Wawrinka, comment expliquez-vous cette défaite?

- J'ai le sentiment de ne pas avoir joué suffisamment agressif. Pas assez libéré. Pourtant, j'avais très bien débuté la rencontre. Mais au cours du deuxième set, j'ai commencé à être entre-deux. A ne pas vraiment savoir quoi faire. Je lui ai donné le break en manquant des coups faciles et en faisant une double-faute. Ensuite, ce n'est pas facile car il servait bien. Je n'ai pas trouvé un moyen de revenir dans le match. J'ai trop réfléchi par moment.

Que voulez-vous dire par "trop réfléchi"?

- Sur gazon, un match peut se jouer sur un ou deux points. Et comme ce n'est pas forcément ma surface préférée, il me faut un ou deux tours pour me mettre dedans. Je n'étais pas totalement libéré. Lorsque j'ai fait des fautes, j'ai commencé à gamberger et à me demander si je faisais ou pas les bons choix. Sur cette surface, si tu penses trop, tout devient difficile. Si je commence à hésiter et à ne pas aller à fond dans mon plan, cela devient compliqué de joueur mon meilleur tennis. Et, au contraire, mes fautes ont permis à Del Potro de se relâcher.

Surtout lorsqu'il sert ainsi...

- Oui, il a mérité sa victoire. Il est allé la chercher. C'est une belle histoire et c'est bien pour le tennis de le voir à ce niveau. Aujourd'hui, il a été très bon et servait très bien. Son coup droit est bien là. Il semble encore gêné sur son revers.

N'était-ce pas là son point faible?

- Il slice beaucoup sur son revers. Sur un gazon lent comme cette année, c'est assez difficile de faire quelque chose. J'ai essayé de rester concentré sur mon jeu. Mais lorsque je voulais être agressif, j'étais lent vers le filet car je n'étais pas clair avec ce que je voulais faire. C'était surtout ça le problème, aujourd'hui.

Del Potro au beau fixe

Les rumeurs de retraite allaient bon train en début de saison concernant Del Potro. Après trois opérations des poignets et deux années quasi blanches, le lauréat de l'US Open 2009 et demi-finaliste à Londres en 2013, se demandait lui même s'il retrouverait son meilleur niveau à 27 ans. Sa victoire sur le «Centre court» contre Stan Wawrinka va lui redonner de l'espoir et de l'ambition.

L'émotion était visible dans les yeux brillants de la «tour de Tandil» (1,98 m), fière d'avoir battu «l'un des meilleurs joueurs du moment». «La foule a été formidable. C'est une superbe émotion parce que je rejoue au tennis», a souligné l'ancien N.4 mondial (actuel 165e) après une partie dans laquelle il a profité des nombreuses fautes directes de Wawrinka (48 contre 25). Son succès reste toutefois à nuancer, dans la mesure où l'herbe est la moins bonne surface du Suisse, vainqueur de Roland-Garros 2015 sur terre battue et de l'Open d'Australie 2014 sur dur.

(afp)

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