Tennis: Stan Wawrinka: «Je suis fier d'être Suisse»
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TennisStan Wawrinka: «Je suis fier d'être Suisse»

Lors d'un entretien en France, le Vaudois est revenu sur les particularités helvétiques.

Stan Wawrinka revendique son attachement à la Suisse.

Stan Wawrinka revendique son attachement à la Suisse.

photo: Keystone/Christian Beutler

Lors d'un entretien accordé mardi à nos confrères de 20 Minutes.fr dans le cadre de la promotion des TGV Lyria (qui relient Suisse et France), Stan Wawrinka est revenu sur son attachement à la langue française et à son pays.

On le sait depuis son match contre Radek Stepanek à l'Open d'Australie (au cours duquel le Tchèque a montré son agacement de voir Wawrinka s'exprimer en français avec l'arbitre): le sportif ne perd pas une occasion de parler sa langue. «Je connais bien cet arbitre, on parle en français depuis le début, il n'y a aucune raison que je lui parle en anglais d'un coup comme ça. Chacun parle avec la langue qu'il veut».

Au delà de la controverse, la langue de Molière est pour le Vaudois «un lien que j'essaie de garder avec une partie du public. Et puis c'est toujours plus facile de faire passer des émotions dans sa langue maternelle».

Peu importe si les francophones sont minoritaires en terre helvète. «La Suisse romande, c'est la petite Suisse, c'est clair. (...) Chez nous, il y a les Suisses alémaniques, les Suisses romands, les Suisses italiens C'est particulier, mais on est habitué à ça». Se sent-il l'envie de défendre ses particularités romandes? «Je n'en éprouve pas particulièrement le besoin. Je suis fier d'être Suisse et de venir de là d'où je viens».

«La Suisse c'est mon pays»

L'effort est de rigueur pour pouvoir communiquer en équipe nationale avec les Alémaniques, souligne «Stan The Man»: «les Suisses allemands parlent plus facilement le français que les Suisses romands l'allemand. Ils le parlent même très bien», admet-il.

Interrogé au sujet de son passeport allemand, Stanislas réaffirme son amour pour sa terre natale: «Mon père est Allemand, j'ai la double nationalité. Jeune, j'aurais pu choisir d'être Allemand. Mais moi je me sens 100 % Suisse. Je suis né en Suisse, j'y ai grandi. La Suisse c'est mon pays».

Pour finir, il note qu'il apprécie beaucoup l'accueil chaleureux qui lui est réservé dans l'Héxagone, où il bénéficie d'une image très positive (au même titre que Roger Federer). «Je m'entends très bien avec (ndlr: les Français) Benoît [Paire] et Gaël [Monfils]. Ils habitent en Suisse, on se voit souvent, on tape la balle de temps en temps. Tout ça aide à ma notoriété en France» conclut-il.

(NewsXpress)

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