Stand de tir top-secret à la douane de Bardonnex
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Stand de tir top-secret à la douane de Bardonnex

GENEVE – Confrontés à une hausse des cas de violence, les gardes-frontière suivent un entraînement intensif pour assurer la sécurité.

Fini le temps où les douaniers contrôlaient les plaques de beurre... Désormais, les gardes-frontière accomplissent aussi des tâches de police et de sécurité. Comme la lutte contre le trafic de stupéfiants, la recherche de personnes et la lutte contre la contrebande. La mission de ces agents fédéraux: la sécurité intérieure du pays. «Depuis le début de l'année, nous sommes aussi formés au service d'ordre, indique l'adjudant Michel Bachar. Cela signifie que nous sommes responsables de la sécurité de nos infrastructures en cas de grande manifestation.» La formation des gardes-frontière est échelonnée sur cinq ans, entre Liestal (Bâle) et Genève. Dans des sous-sols dissimulés de la douane de Bardonnex, des aspirants s'entraînent à différentes techniques de combat, ainsi qu'à l'utilisation de diverses armes: pistolet et mitraillette. Le sergent major Reynald Claret rappelle que l'activité criminelle à la frontière franco-genevoise est importante: «L'an dernier, des agents ont dû faire usage de leur arme à trois reprises. Il s'agissait de cas de légitime défense, dont celui d'un individu qui a tenté d'écraser l'un de nos agents.» Depuis le début de l'année, plus de 40 cas de violence ont été recensés. «Il s'agit de passages forcés ou de gens qui font demi-tour à la frontière, des cas potentiellement dangereux», explique Michel Bachar.

Valérie Duby

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