Interview: «Star Academy»: un autre clash en vue?
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Interview«Star Academy»: un autre clash en vue?

Ce vendredi soir en finale, de la «Star Academy», la prof de chant est prête à refaire un clash avec la «coach émotionnelle».

par
Pascal Pellegrino

A 20 h 50 sur TF1, la finale opposera Mickels à Alice. Anne Ducros, qui fut leur prof de chant, était l'invitée de «20 minutes» jeudi dans «Les patriotes» de Rouge FM.

– Anne Ducros, comment avez-vous été recrutée? Selon des rumeurs, vous auriez été pistonnée par le directeur général du groupe TF1, Nonce Paolini, parce que vous donniez des cours à sa femme...

– Comment peut-on croire à cela? Je donne des masterlasses dans le monde entier, pourquoi voudriez-vous que Nonce Paolini dise un jour: «J'exige qu'elle soit prof à la «Star Ac'.» Non, je crois que la production, Endemol, était intéressée par mon travail de pédagogue, associé au fait que je n'ai pas ma langue dans ma poche. Et puis je pense que le fait de venir du monde du jazz leur permettait de s'ouvrir à un nouvel univers.

– A l'issue de cette émission, quel est votre bilan? Avez-vous eu tort ou raison d'entrer à la «Star Ac'»?

– Complètement raison. Cela a été une expérience humaine drôlement intéressante. Quand je vois une gamine comme Alice, qui démarrait de rien et chantait faux au départ mais qui a bossé pour parvenir en finale, ça me réjouit. Que j'aie pu donner ma caution à un programme qui montre à des jeunes qu'en bossant on peut arriver à quelque chose, ça me va très bien!

– Lors de la dernière demi-finale, vous avez eu une violente prise de bec avec Marine Méchin...

– Je reste sur ma position: cette personne est extrêmement déstabilisante pour les gamins. Mon coup de gueule contre elle était sincère. Je le renouvellerais à la finale si nécessaire.

– Etes-vous réconciliées?

– Avant, on se parlait, on se disait bonjour et parfois même au revoir. Mais là, on ne se parle plus. Elle n'est pas une personne de qui j'ai envie de faire la connaissance.

– Tout de même, la critique de Marine Méchin sur le niveau insuffisant de Gautier et d'Alice n'était pas si fausse...

– On est d'accord: on ne va pas demander à des gamins d'être plus professionnels que des professionnels. Ces candidats sont infiniment perfectibles, je l'admets. En revanche, je n'apprécie pas les méthode de cette soi-disant coach émotionnelle qui va réveiller Gautier à 9 h du matin la veille de la demi-finale pour lui dire, en gros, qu'il est nul et qu'il aurait dû être éliminé bien avant. Et le pire, c'est qu'elle a continué le soir du prime: au moment de notre duo, Gautier et moi, elle lui a fait le signe du pouce à l'envers. Voir ce genre de choses, ça me donne juste envie de lui dire: «Ma pauvre femme, vous êtes un individu méprisable.»

– Le corps professoral de cette année est-il un panier de crabes?

– Non pas du tout. Mis à part Marine Méchin, tous sont devenus des amis. Avec quelqu'un comme Christophe Pinna (n.d.l.r.; le prof de sports) ce fut même une révélation. Je pense qu'on va rester amis longtemps. Il est un garçon beau, brillant et possédant une belle sensibilité.

– Qui d'Alice ou de Mickels a le meilleur potentiel de faire fructifier sa victoire en finale?

– Ce sont deux bateleurs très différents. D'un côté Alice, la femme fatale au charme dévastateur, qu'on a trop vite cantonnée dans la case de la seule séduction alors qu'elle devrait faire de la politique, tant sa force de conviction est incroyable. De l'autre, on a Mickels, charmant aussi, travailleur, bon élève et possédant une sensibilité artistique évidente, mais qui craint beaucoup plus le regard du public. Franchement, je ne me hasarderais pas à un pronostic.

– Le bilan des audiences n'est pas terrible. Selon certains bruit, la «Star Ac'» a vécu sa dernière saison. En savez-vous plus? Avez-vous été approchée pour une neuvième saison?

– Non, on ne m'a pas approchée. Honnêtement, à l'heure actuelle, je crois que personne ne sait rien encore sur cette probabilité.

– Vous avez évoqué des tractations en cours pour créer une émission de jazz sur TF1...

– C'est une idée en l'air. On a parlé de ça en effet, mais pas forcément pour tout de suite et pas forcément sur TF1. J'ai envie que les gens découvrent le jazz, qu'ils s'aperçoivent que ce n'est pas une musique hermétique.

– Côté musique, votre dernier album «Urban Tribe» est sorti en 2007. L'année 2009 coïncidera-t-elle avec un nouvel album?

– Pire! Deux albums! Le premier sera un disque de pur jazz que je vais enregistrer à New York. Le second sera un CD plus grand public, destiné aux gens qui m'ont vue à la «Star Academy». Il s'agira de chansons françaises «jazzifiées» sur lesquelles Mickels – qui est à la fois un musicien et un arrangeur extraordinaire – va travailler avec moi.

– Dans un an, vous fêterez vos 50 ans...

– C'est effrayant parce que, de temps en temps, il y a des gens comme vous pour me le rappeler, sinon c'est un truc que j'ai vachement tendance à oublier. En plus, j'ai une gamine de 13 ans qui ne me laisse pas beaucoup de temps de penser à ça. Au final on est tous dans le même espace-temps et il n'est pas dans mon habitude de poser des balises dans cet espace-là. Parfois je m'aperçois que je monte les escaliers un peu moins vite, c'est la seule fois où je me dis que je n'ai plus 20 ans. Mais je resterai toujours une allumée de la vie!

– Après la finale, viendrez-vous skier en Suisse?

– Je suis venue plusieurs fois à Saint-Moritz (GR). Les paysages les plus beaux que j'aie jamais vus en skiant avec ma fille, c'est en Suisse. Tout dans vos paysages est bien arrangé. Je pense que vous payez des gens pour venir balayer les pistes de bonne heure chaque matin!

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