Actualisé 21.09.2017 à 13:12

LausanneStationnement: la pétition qui mobilise

Les opposants à la nouvelle réglementation sur le stationnement à Lausanne ont déjà récolté plus de 10'000 signatures en deux semaines.

Le stationnement dans le centre de la ville de Lausanne est désormais payant entre 12h30 et 13h30.

Le stationnement dans le centre de la ville de Lausanne est désormais payant entre 12h30 et 13h30.

Keystone

Les opposants à la nouvelle réglementation de stationnement à Lausanne ont récolté environ 10'000 signatures en une quinzaine de jours. Ils veulent un retour à la situation antérieure et certains brandissent la menace de l'initiative.

Le texte, lancé le 5 septembre par la Société coopérative des commerçants lausannois (SCCL), a récolté quelque 8000 paraphes en ligne et le reste sur papier. «Vu le succès, nous n'allons probablement pas attendre le délai qui était fixé à fin octobre et déposer cette pétition au début du mois», a expliqué jeudi devant la presse à Lausanne Philippe Bovet, notamment président de SCCL.

Pour le conseiller communal PLR Xavier de Haller, il n'est pas ici question d'un dossier opposant «pro et anti-bagnoles», mais de mobilité au sens large. «Il y a un ensemble de projets qui arrivent au Conseil communal sans concertation et un manque de vision d'ensemble».

Manque de consultation

Absence de concertation, manque de communication. Les reproches reviennent en boucle dans la bouche des opposants. «Publier un texte dans la Feuille des avis officiels n'est pas suffisant», a martelé Xavier de Haller en pointant du doigt la municipale en charge du dossier Florence Germond.

Pour rappel, la Ville a décidé de supprimer le stationnement gratuit de 12h30 à 13h30 dans l'hypercentre. Au bord du lac pour les places longue durée du P R à Ouchy, il faudra ouvrir son porte-monnaie. Au Chalet-à-Gobet, la moitié des places est payante, l'autre est limitée à trois heures. Pour les opposants, ces mesures font notamment du tort aux commerces, aux restaurants et aux familles.

Etre entendus

S'ils ne sont pas entendus, des opposants brandissent la menace d'une initiative. Conseiller communal UDC, Fabrice Moscheni est clair: la décision prise cet été par la Municipalité «est arbitraire, voire même un peu dictatoriale. Elle a été prise de manière unilatérale et nous voulons revenir aux règles qui prévalaient avant».

S'il souligne que l'erreur est humaine, il poursuit en estimant que «persévérer serait diabolique». Si la Municipalité ne revoit pas sa copie, il précise que «l'UDC est clairement partante pour l'initiative».

Analyser les signatures

Interrogée par l'ats, Florence Germond réagit prudemment au succès de la pétition. «Il s'agit d'une pétition online sur un site international et nous analyserons la provenance des signatures», répond la socialiste. S'agissant d'une éventuelle marche arrière de l'exécutif, elle répond que «la Municipalité se positionnera à la réception de cette pétition.

Quant à la manière dont cette décision a été annoncée, elle reconnaît »qu'on aurait dû mieux anticiper dans la communication«. Mais de tempérer: »Une mesure impopulaire reste une mesure impopulaire quelle que soit la façon dont on communique«.

Des recettes en plus

Les modifications des plages horaires de stationnement devraient générer environ 850'000 francs de recettes supplémentaires par an à la Ville. Au conseil communal, la municipale a rappelé la »situation financière fragile" de Lausanne et sa volonté d'inciter la population à utiliser les transports publics. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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