Suisse: Statu quo au gouvernement zougois
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SuisseStatu quo au gouvernement zougois

Pas de changement au sein du gouvernement zougois: aucun des nouveaux candidats qui briguait un siège à l'exécutif n'a réussi dimanche à s'imposer face aux anciens.

Les Zougois ont ainsi réitéré leur confiance aux conseillers d'Etat sortants Stephan Schleiss et Heinz Tännler (UDC), Peter Hegglin et Beat Villiger (PDC), Matthias Michel et Joachim Eder (PLR), ainsi qu'à Manuela Weichelt (Verts). Le Conseil d'Etat reste ainsi clairement bourgeois et le Parti socialiste est à nouveau absent pour les quatre ans à venir.

Le changement de système électoral n'a donc pas modifié la configuration des forces en présence. Après 120 ans d'élections au scrutin proportionnel, le gouvernement a été élu ce dimanche au vote majoritaire.

Troisième mandat sans PS

Avec 21'585 des voix, le ministre des Finances Peter Hegglin est le grand gagnant de l'élection. Il est suivi par le ministre de l'Economie Matthias Michel, qui obtient 19'828 des voix, le chef de la Sécurité Beat Villiger (18'479 voix) et le ministre de la Santé Urs Hürlimann (18'342).

Le chef du Département de l'environnement et de la construction, l'UDC Heinz Tännler occupe la cinquième place (16'997 voix), son collègue de parti, le ministre de la formation Stephan Schleiss le sixième rang (14'610 voix) et enfin la ministre de l'Intérieur Manuela Weichelt-Picard arrive en queue de peloton, avec 12'558 voix.

Cette dernière a d'ailleurs eu quelques sueurs froides: l'élue Verte était talonnée par un des nouveaux candidats, le PDC Martin Pfister. Celui-ci a même obtenu la majorité absolue, mais il n'est pas élu, car il a terminé surnuméraire de l'élection.

La déception était surtout grande du côé du PS qui misait sur Christina Bürgi Dellsperger pour faire son retour au sein du gouvernement. Le parti à la rose a perdu son siège il y a huit ans. Mais la socialiste a enregistré seulement 8910 voix et se hisse à la neuvième place.

«Super Sunday»

Zoug a vécu un «Super Sunday»: les citoyens devaient choisir le même jour leurs représentants au gouvernement et au parlement cantonaux, ainsi que dans les communes.

Le scrutin est également marqué par un changement de système électoral du Grand Conseil. Ses 80 sièges seront repourvus selon le système bi-proportionnel dit «double Pukelsheim», plus favorable aux petits partis.

Actuellement, le Parlement est composé de la manière suivante: 23 représentants du PDC, 20 PLR, 19 UDC, 9 PS, 7 de l'Alternative verte et 2 Vert'libéraux. Mais cette modification pourrait bien changer cette répartition partisane. (ats)

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