Actualisé 03.09.2019 à 14:36

SuisseStatu quo pour les centrales hydrauliques

Les exigences en matière de protection de l'environnement imposées aux centrales hydroélectriques ne doivent pas être assouplies.

Dans son initiative, le Valais veut un assouplissement en matière de protection des eaux.

Dans son initiative, le Valais veut un assouplissement en matière de protection des eaux.

Keystone/Photo d'illustration

La commission de l'environnement du Conseil des Etats a rejeté par 7 voix contre 5 et une abstention une initiative du Valais souhaitant assouplir les exigences concernant les centrales hydroélectriques.

Pour la majorité de la commission, les prescriptions en matière de protection de l'environnement ne vont pas à l'encontre des objectifs de développement de la Stratégie énergétique 2050, ont indiqué mardi les services du parlement. La minorité souhaite au contraire des modifications pour soutenir et développer le secteur l'hydraulique.

Le cas de Chippis-Rhône

Dans son initiative, le Valais veut un assouplissement en matière de protection des eaux. Il prend en exemple le cas de l'aménagement Chippis-Rhône: les coûts estimés pour les mesures compensatoires et environnementales s'élèvent à 16 millions de francs et la perte de production liée au débit résiduel correspond à la production de six éoliennes de Collonges.

Les organisations environnementales ont contesté le renouvellement de la concession et obtenu gain de cause devant le Tribunal fédéral. Pour le Canton, cet exemple illustre les difficultés auxquelles font face les exploitants.

La majorité veut elle s'en tenir au compromis qui avait mené au retrait de l'initiative populaire «Eaux vivantes», lancée en son temps par les pêcheurs. Le parlement avait adopté un contre-projet indirect ménageant les intérêts des pêcheurs, des écologistes, de la branche hydroélectrique et même des agriculteurs. La loi révisée était entrée en vigueur en 2011. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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