Actualisé 30.05.2012 à 11:24

GenèveStauffer aurait un truc pour cacher ses dettes

Le ténor du Mouvement citoyen genevois jouerait sur la distinction entre poursuites en force et actes de défaut de biens.

von
Jérôme Faas
Eric Stauffer et son avocat, Me Mauro Poggia. Les deux hommes ont été candidats au Conseil d'Etat sous la bannière du MCG. Le premier récidive.

Eric Stauffer et son avocat, Me Mauro Poggia. Les deux hommes ont été candidats au Conseil d'Etat sous la bannière du MCG. Le premier récidive.

Un illusionniste n'aurait pas fait mieux. Le 2 mai dernier, un relevé de l'Office des poursuites et faillites de Genève indique qu'Eric Stauffer fait l'objet, dans le canton de Genève, de poursuites supérieures à 200'000 francs. Mais le le 11 mai, le candidat au Conseil d'Etat et conseiller administratif d'Onex réplique. Il publie une attestation de non-poursuite délivrée le même jour par l'office genevois.

Comment expliquer que 200'000 francs de dette se soient ainsi volatilisés en moins de dix jours? Selon «l'Illustré» de mercredi matin, la figure du Mouvement citoyen genevois (MCG) profiterait d'une ambiguïté. L'Office des poursuites et faillites de Genève délivre en effet deux types d'attestations. L'une recense l'ensemble des poursuites, celles en force comme celles ayant débouché sur des actes de défaut de biens. L'autre ne récapitule que les poursuites en force.

Actes de défaut de biens invisibles

Ce serait ce dernier type d'attestation qu'Eric Stauffer aurait rendue publique le 11 mai, juste après avoir réglé trois poursuites en force pour un montant total d'un peu plus de 8000 francs.

Le 2 mai, en revanche, le document fournit par l'Office des poursuites et faillites listait également les poursuites ayant donné lieu à des actes de défaut de biens. Parmi ces dettes, des sommes impayées auprès du fisc, des caisses maladie, de magasins, d'un garage, d'un organisme de crédit.

Stauffer dénonce «un faux»

Le député du MCG assure que ce dernier document est «totalement faux». Son avocat Me Mauro Poggia, refuse quant à lui de chiffrer précisément les dettes de son client. Il se borne à avancer qu'Eric Stauffer «n'a pas de dette supérieure à 50'000 francs».

Eric Stauffer précise encore que son couple est à jour avec le paiement des impôts communaux, cantonaux et fédéraux. «Une attestation a été fournie à la chancellerie», dit-il.

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