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CyclismeStefan Küng arrive en Romandie avec les crocs

Le Thurgovien de 25 ans, désormais chez Groupama-FDJ, ne cache pas ses hautes ambitions sur le Tour de Romandie, qui démarre aujourd'hui.

par
Simon Meier
Yverdon
Il brille dans l'effort chronométré, mais pas seulement: Küng a une bonne carte à jouer.

Il brille dans l'effort chronométré, mais pas seulement: Küng a une bonne carte à jouer.

AFP

Son appétit semble sans limite à l'heure d'aborder, ce mardi après-­midi à Neuchâtel, le prologue du Tour de Romandie dont il est l'un des favoris.

«Je viserai la victoire sur les deux chronos (ndlr: il y aura aussi un contre-la-montre, dimanche à Genève), lance-t-il. Si je n'en gagne qu'un, je ne serai pas triste non plus. Mais mes ambitions ne s'arrêtent pas là. Je n'oublie pas que, lors de mes deux derniers Tours de Romandie, j'avais à chaque fois réussi une échappée victorieuse (ndlr: en 2015 à Fribourg et en 2017 à Bulle). On est là pour gagner, on veut gagner.»

Le discours du Thurgovien est limpide. Un discours que seul un athlète sûr de sa force peut tenir. Küng, qui a dû quitter son berceau de la BMC, disparue l'an passé, pédale désormais pour l'équipe française Groupama-­FDJ. Un transfert qui a rimé avec un changement de statut. «J'ai plus de responsabilités, je sens qu'on me fait confiance puisqu'on m'a confié un rôle de leader sur les classiques», dit celui qui a terminé bon 11e sur Paris-Roubaix.

Il va tout tenter

La semaine qui s'annonce sur les routes romandes pourrait encore conforter «King Küng» dans ses certitudes. «Ils annoncent de la pluie, mais cela ne me gêne pas, lance-t-il, sourire en coin, lui qui avait fêté ses deux succès romands dans des conditions dantesques. Les étapes qui arrivent à Morges et Romont (ndlr: jeudi et vendredi) offriront des possibilités de s'échapper.» Conscient que son talent passe de moins en moins inaperçu, l'oiseau prévient toutefois: «Je ne promets rien, mais je tenterai tout!»

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