Cyclisme: Stefan Küng: «Rien n’est encore décidé sur mon transfert»

Publié

CyclismeStefan Küng: «Rien n’est encore décidé sur mon transfert»

Diminué par le Covid juste avant le Tour de France, Stefan Küng aborde le contre-la-montre de ce samedi dans le rôle d’outsider (il s’élancera à 15h50). Le Thurgovien évoque également son potentiel départ de la Groupama-FDJ, qui serait officialisé le 1er août.

par
Sylvain Bolt
(Cahors)
Lors de la 13e étape entre Bourg d’Oisans et Saint-Etienne, Stefan Küng était parti en échappée.

Lors de la 13e étape entre Bourg d’Oisans et Saint-Etienne, Stefan Küng était parti en échappée.

freshfocus

Stefan, dans quel état vous trouvez-vous après trois semaines de Tour de France?

De mieux en mieux. Je suis parti sur ce Tour à 90% de mes capacités et là je dois être à 92 ou 93%. C’est dur de retrouver son meilleur niveau en partant diminué sur cette course. Mais quand je regarde autour de moi dans le peloton, il y a encore des jambes plus fatiguées que les miennes.

Quel est votre objectif pour ce chrono?

Trois coureurs - Vingegaard, Pogacar et Van Aert -  ont dominé ce Tour de France. Et les trois sont très rapides au chrono, donc ça va être difficile de les battre. Mais je vais partir avec l’état d’esprit de tout donner pour n’avoir aucun regret (ndlr: il s’élancera à 15h50)



Vous avez fait un très bon Tour de Suisse, puis il y a eu le Covid et la naissance de votre enfant. C’était un été particulier pour vous?

Oui, clairement. En fait, le Tour de Suisse était une course de préparation pour moi. Vu que je réalisais une bonne saison, je me suis dit que je pourrais me faire plaisir sur ce Tour de France. Puis je me suis retrouvé dans la situation où le Covid a laissé plus de séquelles que prévu. C’est frustrant, mais c’est comme cela. Il a fallu rester concentré et donner le maximum pour l’équipe. Et je suis content d’avoir pu jouer un rôle important pour ma formation. Je me suis même retrouvé dans une situation où j’aurais pu jouer la gagne à Saint-Étienne, mais j’étais malheureusement trop juste physiquement. Je sais que je vais sortir de ce Tour plus fort que lorsque je suis entré dans la compétition.

On vous annonce sur le départ de la Groupama-FDJ, vous confirmez?

Il y a des intérêts d’autres équipes. Mais rien n’est décidé sur mon transfert et les contrats se signent le 1er août. J’ai une clause qui me permettrait de partir. J’espère que ma formation tentera de faire quelque chose pour me retenir, sinon mon chemin ira ailleurs. Il y a de très belles options, je vais me décider ces prochains jours. On se demande toujours si un nouveau challenge serait bénéfique. Ce qui est sûr, c’est que ce ne sera pas un contrat d’une année, mais de plusieurs, jusqu’aux JO 2024, ou plus long.

Stefan Bissegger est revanchard

Le calvaire de Stefan Bissegger est oublié. À Copenhague, il y a trois semaines, le Thurgovien n’avait que le maillot jaune dans le viseur. Mais le coureur de 23 ans avait chuté à deux reprises sur le bitume détrempé du contre-la-montre lors de la 1re étape du Tour de France.

«Il y a clairement un sentiment de revanche et comme chaque fois lorsque je m'élance pour un contre-la-montre, j’ai l’objectif de m’imposer, annonce le Suisse. J’espère avoir encore assez d’énergie, il faudra que ce soit un jour parfait!»

Stefan Bissegger espère avoir encore assez d’énergie pour jouer la gagne lors du contre-la-montre de ce samedi. 

Stefan Bissegger espère avoir encore assez d’énergie pour jouer la gagne lors du contre-la-montre de ce samedi. 

AFP

Ton opinion

3 commentaires